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Journée de l’enfant africain : à Saint-Louis, des appels pour un accès universel à l’eau et à l’hygiène

Plus de 190 millions d’enfants en Afrique sont confrontés à une eau insalubre et à un assainissement déficient, selon une alerte récente du Réseau Africain des Médias pour l’Eau, l’Assainissement et l’Hygiène (RAM WASH). Au Sénégal, la situation n’est guère meilleure, notamment dans la région de Saint-Louis où l’accès à l’eau potable et à l’hygiène reste un défi quotidien pour de nombreux enfants.

C’est dans ce contexte que la Commune de Saint-Louis a accueilli, le 24 juin, la célébration différée de la Journée de l’enfant africain. L’événement, initialement prévu le 16 juin, a été organisé par le Réseau des Anciens Enfants Parrainés de Plan International (RAEP) avec l’appui de Plan International Sénégal, comme le rapporte ndarinfo. Le thème retenu cette année était : « Garantir l’accès universel à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement pour tous les enfants d’Afrique ».

À cette occasion, Ndèye Khar Diagne, chargée de la communication et du plaidoyer du RAEP régional, a lancé un appel pressant aux autorités. « L’accès à l’eau potable est parfois quasi inexistant dans nos zones, surtout en zone rurale », a-t-elle alerté, précisant que sur les huit communes partenaires de Plan International – Saint-Louis, Ndiébène-Gandiol, Diama, Ross-Béthio, Fass-Ngom, Gandon et d’autres – les infrastructures restent insuffisantes.

Babacar Ferdinand Diouf, chargé de la mise en œuvre des programmes au bureau de Saint-Louis de Plan International, a insisté sur la nécessité d’entendre la voix des jeunes. « Elles doivent être entendues par toutes les autorités, qu’elles soient administratives ou locales, pour garantir aux enfants un épanouissement qui passe par l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène dans leur village », a-t-il plaidé, saluant la représentation des huit communes lors de l’événement.

Le président du RAEP régional, Babacar Diop, a pour sa part souligné l’importance de relayer les problèmes des enfants au niveau des autorités décentralisées, en appelant à la prise en compte des questions de santé, d’eau et d’assainissement dans les politiques locales. Cette mobilisation fait écho à des initiatives récentes similaires : le 20 juin, à Kolda, des enfants avaient remis un mémorandum au préfet pour dénoncer le manque d’eau potable et l’absence de toilettes dans les écoles.

La journée a réuni le préfet du département, les autorités locales, les services régionaux de l’hydraulique, de l’assainissement, de l’hygiène, ainsi que le responsable du poste de santé de Pikine Sor Daga.

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