Ce samedi à Kolda, la Journée de l’enfant africain, célébrée en différé, a donné lieu à la remise d’un mémorandum au préfet du département. Élaboré par les enfants eux-mêmes, le document liste des préoccupations concrètes sur leur quotidien, selon pressafrik.
Eau, écoles et violences
Les jeunes rédacteurs pointent d’abord les difficultés d’accès à une eau potable de qualité dans plusieurs localités du département. Un problème qui touche des millions d’enfants sur le continent : en juin 2026, le réseau RAM WASH alertait que plus de 190 millions d’enfants en Afrique sont confrontés à une eau insalubre et à un assainissement déficient.
Dans les établissements scolaires, ils dénoncent l’absence de toilettes séparées pour filles et garçons ainsi que le manque de dispositifs de lavage des mains, une situation qui expose aux maladies évitables. Au Sénégal, près de 59 % des écoles élémentaires manquent d’accès adéquat à l’eau et à l’assainissement, selon un plaidoyer d’Educo en juin 2026.
Le mémorandum attire aussi l’attention sur la persistance des mariages d’enfants dans le Fouladou, malgré les campagnes de sensibilisation. Les violences faites aux enfants, sous diverses formes, sont également dénoncées.
Recevant le document, le préfet de Kolda a salué l’engagement des enfants et réaffirmé la volonté de l’État de poursuivre les efforts pour garantir leurs droits. « L’avenir d’une nation repose sur ses enfants. C’est pourquoi l’État continuera à travailler avec tous les acteurs pour leur assurer un environnement sain, protecteur et favorable à leur épanouissement », a déclaré l’autorité administrative.


