Invalidation de la loi n°18/2026 : Sonko assure que l’Assemblée continuera à voter des lois

« Cette décision s’impose à tous ! » C’est en ces termes que le président de PASTEF et de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a réagi à la décision du Conseil constitutionnel d’invalider la loi n°18/2026 relative à la révision constitutionnelle. Une prise de parole qui intervient dans un climat politique tendu, marqué par des débats intenses sur l’avenir institutionnel du pays.

Loin d’y voir un blocage, le leader politique salue le fonctionnement des institutions. « Ce cycle nous rappelle qu’en démocratie, lorsque les institutions jouent leur rôle, chacune dans son périmètre d’action, aucune crise ne peut survenir », a-t-il souligné, selon des propos rapportés par le site Exclusif.

Ousmane Sonko a également tenu à rassurer les Sénégalais sur la continuité du travail parlementaire. « L’Assemblée nationale continuera à exercer pleinement la mission qui lui a été confiée : des lois seront votées ou rejetées pour honorer les engagements pris envers ce vaillant et digne peuple », a-t-il affirmé.

Un débat qui remonte à plusieurs semaines

La procédure de révision constitutionnelle avait déjà suscité des inquiétudes dans la société civile. Le 22 juin dernier, le Forum Civil déplorait l’opacité sur l’avis présidentiel et appelait au dialogue, insistant sur la nécessité de respecter scrupuleusement les décisions du Conseil constitutionnel. L’invalidation de la loi n°18/2026, le 9 juillet, apporte un épilogue à ce feuilleton politico-juridique.

Pour Ousmane Sonko, il n’y a pas de crise : les institutions ont fonctionné et l’Assemblée nationale poursuivra ses travaux. La décision du Conseil constitutionnel, rendue le 9 juillet 2026, marque ainsi une étape dans la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle au Sénégal.

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