Gianni Infantino a annoncé ce samedi 1er août le retrait de son projet d’ouverture du capital de la FIFA à des investisseurs privés. Cette décision intervient après une vague de critiques et des menaces de boycott, notamment de la part de l’UEFA.
Le président de la Fédération internationale de football (FIFA) envisageait de créer une société commerciale, baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE), chargée de gérer les activités mercantiles et événementielles, dont la Coupe du monde. Des entreprises privées auraient pu entrer au capital à hauteur de 20 %, suscitant des craintes de marchandisation accrue du football et de conflits d’intérêts.
L’UEFA, qui réunit 55 fédérations européennes, avait menacé jeudi de boycotter les compétitions de la FIFA, y compris le Mondial, si le projet n’était pas abandonné. La Concacaf (Amérique du Nord, centrale et Caraïbes) et la Confédération asiatique (AFC) s’étaient également opposées à cette initiative, dénonçant un manque de transparence et une « gouvernance par la peur ».
Quelques jours plus tôt, Gianni Infantino avait adressé une lettre aux 211 fédérations membres leur demandant de se prononcer avant le 19 septembre sur ce projet, avec à la clé jusqu’à 40 millions de dollars par association en échange de leur soutien. Une méthode perçue comme une forme de « chantage » par certains dirigeants, dont la présidente de la fédération norvégienne.
Plusieurs confédérations ont salué ce retrait. Le président de l’AFC, Shaikh Salman, s’est félicité d’un « dialogue collectif et du respect pour les structures de gouvernance ». La Fédération mexicaine a parlé d’une « unité de toutes les confédérations et fédérations privilégiée dans l’intérêt du football ». Le patron de la FIFA est pour l’instant le seul candidat déclaré à sa succession pour le scrutin de mars 2027, a rapporté le HuffPost.

Comme d’habitude l’Afrique est la risée