À la veille de la grève générale annoncée pour ce vendredi 10 juillet par le Front syndical pour la défense du travail (FSDT), le gouvernement engage une ultime tentative de médiation. Face au bras de fer social, l’État cherche à éviter une paralysie de plusieurs secteurs d’activité.
Grève du 10 juillet. Des négociations de la dernière chance entre le gouvernement et le FSDT.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté, doit recevoir, cet après-midi, les responsables du Front syndical afin de les convaincre de suspendre leur mot d’ordre.
Les organisations syndicales dénoncent notamment le non-respect du dialogue social ainsi que les projets de réforme du Code du travail et du Code de la sécurité sociale, qu’elles jugent unilatéraux et régressifs.
Les centrales syndicales et les autres organisations membres du FSDT appellent leurs militants à participer massivement à la grève et invitent l’ensemble de leurs sections à respecter le mot d’ordre.
De nombreux syndicats ont déjà annoncé leur adhésion au mouvement. Ils estiment que les réformes envisagées accorderaient aux employeurs davantage de facilités pour licencier les travailleurs, au détriment de leurs acquis sociaux.
La rencontre prévue cet après-midi entre le gouvernement et les syndicats est donc très attendue. Elle pourrait être décisive pour éviter une paralysie de plusieurs secteurs d’activité à partir de ce vendredi.
