La rencontre de crise entre le gouvernement et le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) s’est tenue le lundi 7 juillet 2026 à Dakar, rapporte EMedia, sans parvenir à écarter la menace d’une grève générale annoncée pour le vendredi 10 juillet.
Les tensions se sont accumulées depuis plusieurs mois. En mars dernier, le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), Mody Guiro, avait mis en garde contre une reprise de la lutte si l’État ne respectait pas ses engagements du pacte de stabilité sociale. Une marche pacifique avait suivi en avril, les syndicats dénonçant une application partielle de l’accord. « Nous étions restés sur notre faim », avait alors déclaré Mody Guiro. Ce contexte a conduit à la réunion de concertation présidée par le ministre de la Fonction publique, Mamadou Lamine Diante, en présence de plusieurs conseillers ministériels et de représentants des ministères stratégiques.
D’emblée, le ministre a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une négociation formelle mais d’un cadre d’échanges. Prenant la parole au nom du front syndical, Mody Guiro a regretté l’absence d’avancées significatives sur le Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (PNSS-CID). Il a souligné que deux mois après l’expiration d’un premier préavis, l’absence de réponses concrètes du gouvernement avait radicalisé les positions. Les discussions ont notamment buté sur les nouveaux projets de Code du travail et de Code de la sécurité sociale, adoptés en Conseil des ministres et transmis à l’Assemblée nationale. Les syndicats contestent plusieurs dispositions : la durée et le nombre de renouvellements des contrats à durée déterminée (CDD), l’introduction du licenciement pour motif personnel, la création d’un contrat de travail occasionnel en remplacement du contrat journalier, ainsi que la réduction du nombre de membres et la suppression du collège des représentants des travailleurs dans les conseils d’administration des institutions de prévoyance sociale.
Face à ces griefs, la Direction générale du travail et de la sécurité sociale (DGTSS) a tenté de rassurer en affirmant que les réformes visaient à renforcer les pouvoirs des inspecteurs du travail pour lutter contre les abus patronaux. Le gouvernement a ensuite détaillé, point par point, l’état d’avancement des 28 revendications du FSDT. Il a mis en avant la réintégration progressive de dizaines de travailleurs licenciés au Port autonome de Dakar, à Dakar Dem Dikk et au ministère de l’Économie maritime. Il a rappelé la généralisation, depuis janvier 2026, de l’indemnité de logement aux agents de santé, fonctionnaires comme contractuels. Sur le plan financier, l’État a évoqué l’apurement du passif social d’entreprises liquidées (SOTRAC, SIAS) et le déblocage de plus de 365 milliards de francs CFA entre 2025 et 2026 pour régler la dette due aux secteurs pétrolier et du BTP. Des campagnes de recrutement ont aussi été annoncées : 2 000 enseignants pour l’Éducation nationale et 2 500 agents de santé en 2026.
Mamadou Lamine Diante a officiellement invité le front syndical à suspendre ou à différer le mot d’ordre de grève, conformément aux instructions des plus hautes autorités. Il a insisté sur le respect des procédures légales de dépôt des préavis pour éviter des risques juridiques aux travailleurs du privé. La délégation syndicale, sans se prononcer, a demandé la transmission immédiate de l’ensemble des documents présentés afin de les examiner en interne et d’en rendre compte à la base. La séance a pris fin à 21 heures 25, sans décision annoncée sur la grève générale.

Rien que ce nouveau code du travail merite une greve
Mr le Président Sonko de l’AN, il faut ramener les projets de code du Travail et de la sécurité sociale que vous aviez porté en grand Projet pour le Bénéfice des Femmes Salariées et l’extension de la Protection sociale aux autres millions de Sénégalais exclus de la couverture sociale CSS et IPRES.
Tout à fait ! Ces deux codes ont franchi toutes les étapes de concertation entre les partenaires sociaux avant d’atterrir en Conseil des Ministres qui les adopter depuis le 15 avril dernier. L’ancien PM et les … Ministres du Travail qui vous ont précédé avaient après de nombreux délais accordés par le Président de la République, finalement à amener ces deux Projets de code pour adopter en conseil des ministres.
C’est le Papy Guiro plus ce nouveau Dramé syndicaliste des contractuels de loi qui ont fait du bruit dans les médias pour amener le Président de la commission des lois qui apparemment n’ont pas lu les codes qui a proposé au Président de l’AN , Ousmane Sonko à faire une deuxième relecture de ces deux codes que Ousmane connait bien car il les a suivi et défendu tout au long de ces Fonctions de PM.
Les femmes salariées attendent avec bcp d’impatience les grandes avancées de code de Sécurité Sociale concernant le rallongement de leurs congés de Maternité et divers autres avantages telles que la création de crèches au sein des grandes entreprises. Le problème de Guiro et cie ce sont les avantages de perdre des postes de PCA qu’ils détenaient depuis plus d’une vingtaine d’années. La sécurité sociale était leur chasse gardée, Sénégal seul pays d’Afrique et du Monde où la sécurité sociale est dirigée par des PCA CSS et IPRES.
D’où la Mal Gouvernance qui a prévalu dans ces institutions.
La Cour des Comptes mettra bientôt cette terrible mauvaise Gestion.