La Fédération des syndicats de la santé (F2S) durcit le ton face au gouvernement. Après le report d’une rencontre avec le ministre de la Fonction publique, les syndicats ont dévoilé un plan d’action comprenant une grève générale de 72 heures sans service minimum, du mercredi 24 au vendredi 26 juin 2026, ainsi que d’autres mesures de pression.
Mobilisation nationale
Lors de leur Conférence élargie des secrétaires généraux tenue jeudi dernier, la F2S a dénoncé l’absence de précisions sur les raisons du report de la réunion. En réaction, les syndicats appellent au boycott de certaines activités et à une rétention d’informations sur tout le territoire. Une déclaration de presse est prévue le mardi 23 juin pour détailler les modalités d’action.
Par ailleurs, la F2S annonce la suspension des activités de vaccination du 29 juin au 6 juillet 2026, une décision qui pourrait compromettre la couverture sanitaire dans plusieurs zones. Selon Senenews, cette mesure inquiète les autorités.
Revendications persistantes
Les syndicats rappellent que l’engagement de recruter 3 700 agents en 2025 n’a pas été tenu. Ils exigent la création d’une commission paritaire pour établir des critères objectifs de présélection lors des recrutements, ainsi qu’un quota de 1 000 agents pour régulariser les personnels en poste depuis plus de dix ans dans des régions comme Tambacounda, Kédougou, Sédhiou, Matam, Kolda et Ziguinchor.
Parmi les autres demandes figurent la généralisation de l’indemnité de logement, la mise en concurrence des postes de direction et le relèvement de l’âge de la retraite optionnelle à 65 ans. La F2S avait déjà organisé une marche nationale le 16 février 2026 à Dakar, dénonçant des districts sanitaires fonctionnant avec moins de 30 % de titulaires.

