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Nouveaux codes sociaux : le FSDT convoque une AG le 3 juillet, menace d’une grève le 10

Le Front Syndical pour la Défense du Travail (FSDT) monte d’un cran dans l’opposition aux projets de réforme du Code du travail et du Code de la sécurité sociale. Samedi, lors d’un point de presse, le Front a dénoncé ce qu’il qualifie de « passage en force » du gouvernement, qui a transmis les textes à l’Assemblée nationale sans en avoir communiqué les versions définitives aux partenaires sociaux. Pourtant, ces projets avaient été discutés au Conseil Consultatif du Travail et de la Sécurité Sociale, mais le FSDT réclame l’arrêt de l’examen à l’Assemblée car les textes ont été envoyés sans relecture préalable par les syndicats.

Le secrétaire général de la CNTS, Mody Guiro, a lu une déclaration au nom du FSDT, rappelant que les centrales syndicales et le patronat avaient demandé dès le 6 mai à disposer des documents avant toute étape législative. Le Front estime que cette décision viole le Pacte national de stabilité sociale et la Convention n°144 de l’OIT sur la consultation des partenaires sociaux. « Le gouvernement a choisi le passage en force. Il a choisi de contourner les organisations syndicales », a déclaré Mody Guiro, cité par Sud Quotidien.

Un désaccord majeur sur le CDD

Le principal point de blocage porte sur la réforme du contrat à durée déterminée (CDD). Le FSDT rejette la disposition portant sa durée de deux à quatre ans, renouvelable trois fois, qu’il considère comme une aggravation de la précarité de l’emploi. Selon le Front, cette réforme affaiblit la représentation syndicale et remet en cause des acquis historiques, dans une logique de flexibilisation du travail.

Face à cette situation, le FSDT annonce une riposte. Une assemblée générale des travailleurs est convoquée le 3 juillet 2026 à 15 heures à la Bourse du Travail de la CNTS à Keur Madia. Cette rencontre devra déterminer les modalités de la mobilisation et pourrait déboucher sur un mot d’ordre de grève générale de 24 heures le 10 juillet 2026, comme le rapporte Le Front. Le FSDT avait déjà annoncé une grève générale le 25 juin 2026 avec un sit-in devant l’Assemblée nationale, dénonçant les réponses insuffisantes du président lors de la remise du cahier de doléances du 1er mai.

Le FSDT appelle l’ensemble des travailleurs, retraités, jeunes et forces sociales à se mobiliser contre ce qu’il considère comme une remise en cause des droits sociaux et des libertés syndicales. Le Front assure qu’il poursuivra la lutte jusqu’au retrait des dispositions contestées.

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