La réforme sur l’encadrement des crédits spéciaux et des fonds secrets, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, suscite de vives polémiques au sein de la classe politique sénégalaise.
Invité à s’exprimer sur ce débat sous haute tension, le journaliste et analyste politique Oumar Seck Ndiaye a livré une appréciation particulièrement critique quant aux réticences observées face au contrôle de ces enveloppes financières.
Selon le politologue, les résistances opposées à une régulation stricte des fonds politiques répondent à une question stratégique majeure pour le président Bassirou Diomaye Faye. « Si on enlève ces fonds politiques, Diomaye Faye devient un tigre de papier », a-t-il déclaré sur Solo média.
L’analyste soutient que ces ressources constituent le levier financier à l’entretien de la base militante, l’appareil politique du président Diomaye. « Selon ma perception, se sont ces fonds politiques, qui vont alimenter ces partisans. »

Tout le monde sait que les fonds ne servent qu’à entretenir une clientèle politique. Depuis l’indépendance, ces fonds sont octroyés au président pour faire de la politique.