Fintechs : Aminata Kane juge la régulation un peu plus contraignante en Afrique francophone

Pourquoi les paiements mobiles peinent-ils encore à s’étendre davantage en Afrique francophone ? Pour Aminata Kane, vice-présidente senior de Visa pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, la fiscalité et le cadre réglementaire constituent deux freins importants.

Les services financiers mobiles ont représenté 2 100 milliards de dollars de transactions dans le monde en 2025. L’Afrique subsaharienne en a concentré 1 417 milliards, soit une progression de 26 %, selon la GSMA.

La régulation des fintech en Afrique francophone est, selon la dirigeante sénégalaise, « un peu plus contraignante » que dans d’autres régions. Dans un entretien publié par Jeune Afrique en marge de l’Africa CEO Forum, organisé à Kigali les 14 et 15 mai, elle a également insisté sur les difficultés liées à l’interopérabilité.

Aminata Kane cite surtout les taxes appliquées aux opérations mobiles au Mali et au Sénégal. Elle affirme que ces prélèvements entraînent rapidement une baisse du nombre de transactions et ralentissent la diffusion des paiements électroniques.

La responsable de Visa mise par ailleurs sur le développement du mobile money, notamment pour les paiements marchands, les transferts internationaux, le crédit et la micro-assurance.

Au Sénégal, la CENTIF avait alerté, dans son rapport d’activités 2025 rendu public le 13 mai 2026, sur la complexification de la traçabilité liée à l’expansion rapide de la monnaie électronique.

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