À la fin mars 2026, les recettes de la taxe sur les paiements numériques au Sénégal ont atteint 54,2 milliards de francs CFA, très en deçà des 94,8 milliards initialement visés. D’après un rapport du ministère des Finances et du Budget relayé par Le Fonds et confirmé par Socialnetlink, le taux de réalisation plafonne à 57,2 %.
Les autorités expliquent ce déficit par des difficultés techniques, comme la complexité de mise en œuvre opérationnelle et l’impossibilité de cerner l’ensemble des contribuables concernés. Le ministère veut néanmoins croire à une amélioration dès le deuxième trimestre 2026, une fois les mécanismes de collecte renforcés.
Adoptée en 2025, cette taxe de 0,5 % sur les transactions d’argent visait à élargir l’assiette fiscale nationale. Elle cible notamment les transferts par mobile money, un canal devenu incontournable dans les échanges quotidiens des Sénégalais.
L’expérience ghanéenne illustre les risques : une taxe similaire introduite en 2022 avait entraîné une chute de l’utilisation du mobile money et été finalement abrogée en 2025 pour inefficacité. Un document de travail du FMI, intitulé « Taxing Mobile Money: Theory and Evidence » et publié en décembre 2025, abonde dans le même sens : ces prélèvements réduisent l’inclusion financière et poussent les usagers vers l’argent liquide.
Le FMI, dans ce document, souligne que le coût économique de ces taxes dépasse souvent leur rendement budgétaire direct, affectant surtout les usagers sans accès aux services bancaires traditionnels.

C’est devenu systématique : dès que je mets les pieds à l’étranger, ma toute première démarche est de chercher un réseau baol-baol. Hors de question de verser le moindre centime à l’État à travers des taxes profondément injustifiées et abusives ! Je boyicotte délibérément les canaux officiels au profit de circuits parallèles.
L’État a commis une erreur stratégique absolument monumentale, d’une irresponsabilité sans nom.
Réveillez-vous : quand j’envoie 200 000 FCFA par mois dans l’opacité la plus totale, l’État touche zéro franc. Rien. Nada. Mais le plus grave, c’est qu’en asphyxiant les voies légales, le gouvernement pousse la diaspora à multiplier des réseaux de transfert occultes et incontrôlables. Ces mêmes canaux souterrains qui, en parallèle de nos économies, sont de parfaits vecteurs pour le financement du terrorisme !
Alors que l’Afrique de l’Ouest est une véritable poudrière en pleine ébullition, laisser le Sénégal perdre le contrôle et la traçabilité des flux financiers de sa diaspora est une folie pure. Nous sommes tombés si bas que notre pays est devenu la plaque tournante du trafic de drogue dans la sous-région et le champion incontesté du blanchiment d’argent sale. Vous refusez de voir la réalité en face ? Il suffit d’ouvrir les yeux et de regarder l’insolente et suspecte explosion du secteur du bâtiment pour s’en convaincre !