La dette sénégalaise reste confrontée à des contraintes de liquidité, tandis que les discussions avec les partenaires financiers se poursuivent à Washington. Abdourahmane Sarr estime que les signaux envoyés par la présidence de la République et le Fonds monétaire international sont plus rassurants qu’au début du mois de septembre.
Dans une publication sur Facebook, l’ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération indique que le président Bassirou Diomaye Faye a rencontré Ajay Banga, président du groupe de la Banque mondiale, puis Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI. Les communiqués publiés après ces échanges portent notamment sur l’énergie, la protection sociale, l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat, le climat des affaires et le développement territorial. Ils ne font pas mention d’une restructuration de la dette ni du Cadre commun du G20.
Le communiqué consacré à l’entretien avec la directrice générale du FMI évoque une volonté d’avancer rapidement vers l’approbation du programme par le Conseil d’administration afin de réduire les tensions de liquidité. Le président sénégalais y réaffirme aussi l’engagement de son pays en faveur du renforcement des finances publiques et de la viabilité de la dette. La priorité défendue par Abdourahmane Sarr est donc un programme avec le FMI, accompagné de financements et d’un ajustement budgétaire, avant toute décision sur la restructuration.
Comme le rapporte Sanslimitesn, l’économiste juge nécessaire d’achever l’analyse de viabilité de la dette avant de trancher. Il propose également d’examiner une combinaison entre l’ajustement budgétaire, le refinancement sur le marché régional de l’UEMOA, les financements du FMI et les ressources concessionnelles. Il estime que le marché régional continue de faire preuve de résilience.
Avant sa rencontre avec le président sénégalais, Ajay Banga avait exprimé publiquement son souhait d’aider le Sénégal à progresser rapidement dans le cadre commun du G20.
