Dette du Sénégal : L’ancien ministre de l’Économie Abdourahmane Sarr pointe une « incohérence » dans le discours du FMI

La question de la soutenabilité de la dette sénégalaise continue d’alimenter le débat économique. Dans une publication sur son compte X visité par Senego, Abdourahmane Sarr, ancien ministre de l’Économie et président du CEFDEL, revient sur les déclarations de Vera Mercedes, cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI), et estime que certains éléments de son discours soulèvent une contradiction.

L’ancien économiste du FMI s’appuie notamment sur une récente interview accordée à Jeune Afrique par Vera Mercedes. Celle-ci y explique que le FMI n’a pas besoin que le traitement de la dette dans le cadre commun du G20 soit définitivement réglé pour avancer sur le programme avec le Sénégal, mais qu’il a besoin « d’assurances de financement de la part des créanciers officiels ».

La cheffe de mission du FMI indique également que l’accord repose sur l’engagement des autorités sénégalaises à mettre en place un traitement de la dette permettant de « restaurer sa soutenabilité ». Selon elle, Dakar a étudié plusieurs options et a annoncé son choix de recourir au cadre commun du G20.

C’est précisément sur cette formulation qu’Abdourahmane Sarr concentre sa critique.

« Il y a une incohérence »

L’ancien ministre rappelle qu’au cours des deux dernières années, lui-même et son ancien collègue chargé du Budget avaient défendu l’idée selon laquelle la dette du Sénégal restait soutenable et ne nécessitait pas une réduction de son stock.

Il affirme également avoir soutenu que le niveau des intérêts dans le budget ne constituait pas, à lui seul, le principal problème, estimant que le coût moyen de la dette sénégalaise demeurait raisonnable et que la consolidation budgétaire était engagée.

Abdourahmane Sarr renvoie notamment au rapport macroéconomique de mars 2026 du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, qui, selon lui, présentait un cadrage couvrant la période 2026-2036 et développait ces différents arguments. Mais c’est surtout la position actuelle du FMI qu’il souhaite voir clarifiée. « Il y a une incohérence. Il faut choisir », écrit-il.

Deux scénarios selon Abdourahmane Sarr

L’ancien ministre expose deux possibilités. Selon son raisonnement, si la dette sénégalaise n’est effectivement pas soutenable au regard de la grille d’analyse du FMI et de la Banque mondiale, alors un traitement de la dette devient nécessaire pour rétablir sa viabilité.

À l’inverse, si la dette est considérée comme viable, Abdourahmane Sarr estime que le recours au cadre commun du G20 ne serait pas nécessaire et que le programme du FMI pourrait plutôt reposer sur les assurances de financement des créanciers ainsi que sur les mesures correctives liées au « misreporting ».

Il s’interroge ainsi sur l’utilisation de l’expression « restaurer sa soutenabilité » dans les déclarations de la cheffe de mission du FMI.

Pour une stratégie d’endettement maîtrisée

Au-delà de cette controverse, Abdourahmane Sarr défend la poursuite d’une stratégie d’endettement qu’il juge plus cohérente avec les intérêts du Sénégal. Pour lui, la priorité doit rester la mise en œuvre d’une « stratégie d’endettement bien pensée », qu’il affirme avoir contribué à mettre en place au cours des deux dernières années et qu’il appelle à poursuivre.

L’ancien ministre estime par ailleurs que le FMI pourrait accompagner le Sénégal dans cette démarche, notamment à travers un financement. « Le FMI va nous accompagner sur cette voie il semble avec un financement à l’appui. Il faut le présenter tel quel », conclut-il.

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2 commentaires

  1. Absolument vrai malheureusement diomaye est hors jeu il ne comprends rien des enjeux une seule chose en tête un second mandat sans savoir comment . tout sa a cause de sa deuxième femme

  2. Mr Sarr même dans la vie tout court quand tu es faible sur tout les bords ont Profite de toi et ont imposent leurs volontés la France a une dette colossale les USA aussi même l’Égypte la FMI a arranger les Egyptiens le Sénégal un petit pays qui aucun intérêt pour eux

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