Climat-santé au Sénégal : le système d’alerte précoce en évaluation

La plateforme alerte précoce Climat-Santé au Sénégal lancée en 2020 fait l’objet d’évaluation pour deux jours depuis hier mercredi à Dakar. Les effets climatiques sur la santé des populations est préoccupants. En effet, l’édition 2023 du rapport annuel de l’Organisation météorologique mondiale (Omm) sur l’état des services climatologiques (intitulé « State of Climate Services ») met l’accent sur la santé.

L’Omm en exergue la nécessité de disposer d’informations et de services climatologiques spécialement adaptés pour soutenir le secteur de la santé dans un contexte d’intensification des conditions météorologiques extrêmes. Le Sénégal en plein dans sa stratégie depuis 2016, bénéficie de l’appui de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des Etats-Unis à travers l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Aacim) et la Direction générale de la Santé publique (Dgsp) dans le renforcement de capacités sur des outils permettant d’affiner la prévision des phénomènes climatiques qui pourraient impacter la santé humaine.

Conscientes des répercutions des phénomènes météorologiques extrêmes sur la santé des populations, l’Anacim et la Dgsp ont mis en place depuis 2020 un système d’alerte précoce pour fournir les prévisions de vague de chaleur pendant la saison chaude, de mars à juin, afin de minimiser l’impact de la chaleur sur la santé. C’est fort de cela qui tient pour deux jours depuis, à Dakar atelier d’évaluation et de suivi du Système d’alerte précoce Climat-Santé au Sénégal.

D’ailleurs le 1er novembre dernier, « une alerte a été lancée pour une vague de chaleur de trois jours à Fatick, région choisie comme site pilote pour évaluer les effets des vagues de chaleur sur la santé et les activités socio-économiques des populations. La coordination entre les différentes parties prenantes et un large partage de l’information ont permis la prise des décisions idoines pour protéger les personnes vulnérables », a mis en exergue le Directeur de cabinet Boubacar Ndiaye Fall.

Il est donc normal qu’après trois ans d’expérience de diagnostic, de mise en œuvre que « les différentes parties prenantes se réunissent pour l’évaluation et le suivi du Système d’alerte précoce Climat-Santé au Sénégal mais aussi dégager les perspectives pour améliorer les solutions face aux risques liés à la chaleur », a-t-il ajouté.

Cela est d’autant plus nécessaire surtout avec le changement climatique qui va amplifier l’augmentation des températures. Ce réchauffement pourrait causer ou aggraver des problèmes de santé parmi les populations les plus vulnérables. Les phénomènes climatiques extrêmes, « comme les vagues de chaleur, peuvent constituer un enjeu de santé publique dans les zones défavorisées en raison des difficultés socio-économiques », a-t-il dit, selon sudonline.

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