Cherté de la vie : Ma Diakhaté Niang appelle à « une trêve » et tacle les nouveaux défenseurs du peuple

Alors que la question du coût de la vie continue d’alimenter le débat public au Sénégal, Ma Diakhaté Niang, ancien Secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs du Trésor (SUTT), livre une lecture critique de la situation. S’il reconnaît les difficultés auxquelles sont confrontées les populations, il dénonce une instrumentalisation politique de la question et appelle à une « trêve » pour permettre au gouvernement de s’attaquer aux priorités du pays.

Pour Ma Diakhaté Niang, la cherté de la vie au Sénégal est une réalité qui ne peut être sérieusement contestée. Il souligne les difficultés rencontrées quotidiennement par de nombreux Sénégalais pour se nourrir, se loger, se déplacer et faire face aux dépenses essentielles.

Mais l’ancien responsable syndical estime que le débat ne devrait pas se limiter au constat actuel.

« Depuis quand la vie est-elle devenue chère ? »

Ma Diakhaté Niang s’interroge notamment sur les causes profondes de la situation et sur les responsabilités des différentes politiques menées au fil des années.

« Depuis quand la vie est-elle devenue chère au Sénégal ? », demande-t-il, invitant également à s’interroger sur les « politiques, décisions ou responsabilités successives » qui ont conduit à la situation actuelle.

Dans cette perspective, il s’interroge sur les appels à manifester lancés autour de la question du pouvoir d’achat. Selon lui, ceux qui se mobilisent aujourd’hui devraient également accepter de regarder dans le rétroviseur et d’examiner les causes de ces difficultés.

« Je partage le constat, mais pas la méthode »

L’ancien Secrétaire général du SUTT affirme ainsi partager les préoccupations liées au coût de la vie, tout en rejetant ce qu’il considère comme une démarche partisane.

« Je partage donc le constat, mais pas la méthode », affirme-t-il, estimant que la défense du pouvoir d’achat doit dépasser les clivages politiques et les intérêts du moment.

Pour lui, la question sociale devrait faire l’objet d’un engagement « sincère, constant et désintéressé ». Il dénonce, dans le même temps, une forme de « citoyenneté à géométrie variable », estimant qu’on ne peut pas défendre les populations avec des degrés d’engagement différents selon que l’on se trouve au pouvoir ou dans l’opposition.

Un appel à laisser le gouvernement travailler

Dans son intervention, Ma Diakhaté Niang s’en prend également à ceux qui, selon lui, chercheraient aujourd’hui à endosser les habits de défenseurs des populations après avoir longtemps gardé le silence.

« Lorsque les masques seront tombés », lance-t-il à leur endroit, affirmant qu’il continuera, pour sa part, à soutenir les Sénégalais engagés en faveur de « l’intérêt général, la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie ».

L’ancien responsable syndical plaide enfin pour une période d’apaisement politique. Il appelle « tous les patriotes » à consentir à une « trêve » afin de permettre au Sénégal de profiter, selon lui, de la dynamique actuelle et de laisser au gouvernement le temps de traiter « les questions existentielles » du pays.

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