Assemblée nationale : Tafsir Thioye avait invoqué l’article 54 contre le retour de Sonko

Lors des échanges précédant la séance plénière prévue le mardi 26 mai, le député Tafsir Thioye avait contesté la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. L’élu de l’opposition soutenait que le retour du leader de Pastef n’était pas juridiquement possible, en se fondant sur l’article 54 de la Constitution, qui pose l’incompatibilité entre les fonctions gouvernementales et le mandat de député.

Dans cette lecture, il estimait que l’ex-Premier ministre ne pouvait pas « suspendre » un mandat pour le reprendre ensuite. Au cours d’une émission sur la Sen Tv, il avait affirmé que la loi ne permettait pas à Ousmane Sonko de revenir à l’hémicycle. Cette position, également rapportée par pressafrik, a aussi été relayée par Guy Marius Sagna, identifié comme source d’origine de l’information.

Tafsir Thioye faisait valoir que cette incompatibilité ne datait pas des réformes intervenues sous Macky Sall. Selon lui, la possibilité de retour à l’Assemblée n’avait été introduite que plus tard, alors que le principe d’incompatibilité existait déjà. Il rappelait aussi qu’à l’époque du président Abdoulaye Wade, une tentative d’instaurer un mécanisme de retour automatique des ministres au Parlement avait déjà suscité des réserves, avec un refus au sein de l’Assemblée.

Le député avançait également que la situation d’Ousmane Sonko ne pouvait pas être assimilée à celle d’anciens ministres redevenus députés après la dissolution d’un gouvernement. Il citait le cas d’Amadou Ba, qu’il jugeait différent. Pour Tafsir Thioye, l’élément central tenait au fait qu’au moment de l’installation de la nouvelle législature, Ousmane Sonko était déjà membre du gouvernement.

Dans son argumentation, il disait que cette antériorité empêchait toute installation comme député. Il insistait sur le fait que le leader de Pastef n’avait pas reçu l’écharpe parlementaire et que son nom n’avait pas été appelé lors de l’installation des députés. Quelques jours plus tard, le débat a changé de cadre après le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature le 22 mai 2026, qui a relancé les discussions sur une possible reprise de son mandat.

D’autres voix se sont ensuite exprimées sur ce dossier. Le 24 mai 2026, Moussa Tine avait rejeté l’idée d’une réintégration rétroactive, tandis que le 25 mai 2026, Doudou Ka avait lui aussi invoqué l’article 54 pour contester la procédure. Tafsir Thioye affirmait enfin avoir déjà exposé cette lecture à Amadou Ba, qui aurait reconnu, selon lui, que cette disposition constitutionnelle avait été négligée dans les débats.

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5 commentaires

  1. Le Sénégal a toujours été en Afrique une voie vers une Démocratie apaisée en Afrique ! Si aujourd’hui lors des élections législatives au Sénégal le Pastef n était pas allé seul aux élections législatives et avoir cette majorité absolue, les Sénégalais et Sénégalaises qui ont voté pour une nouvelle politique seraient aujourd’hui dans un certain désarroi ! Par le jeu d équilibre politique: Législative et exécutif, il y un sorte d apaisement politique ! Mardi sera une nouvelle période que nous souhaitons en faveur du PEUPLE SÉNÉGALAIS ! Pour le Sénégal que nous aimons 👍 🇲🇱 🌍 🕊🌿

  2. Tafsir Thioye amoul kham kham amoul guisss guiss. Il est comme un elephant dans un magasin de porcelaine. Il melange tout et nous lui demandons d’aller lire les explication de maitre Demba Cire Bathily qui est un juriste est qui a de la connaissance mais qui est surtout humble.

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