Réintégration de Sonko : Doudou Ka dénonce un « coup d’État parlementaire »

L’ancien ministre sous le régime de Macky Sall, Doudou Ka, hausse le ton contre la perspective de réintégration de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Dans une déclaration au vitriol il qualifie cette initiative de « coup d’État parlementaire » et estime que la convocation de l’Assemblée nationale prévue le 26 mai vise davantage à « obéir » qu’à légiférer.

Selon lui, Ousmane Sonko « n’est pas un député » dans la 15e législature et ne peut donc être « réintégré ». Doudou Ka soutient que l’article 124 du règlement intérieur 2025 de l’Assemblée nationale ne saurait s’appliquer rétroactivement pour corriger une situation qu’il juge « constitutionnellement impossible ».

Il invoque notamment l’article 54 de la Constitution, qui établit l’incompatibilité entre les fonctions gouvernementales et l’exercice d’un mandat parlementaire.

L’ancien ministre rappelle qu’au moment des élections législatives, Ousmane Sonko occupait déjà les fonctions de Premier ministre tout en conduisant la liste de Pastef. Une situation qu’il considère conforme pour une candidature, mais incompatible avec l’exercice effectif d’un mandat parlementaire.

À ses yeux, le leader de Pastef aurait dû démissionner de la Primature après le scrutin, faire valider son mandat de député, puis suspendre ce mandat après sa reconduction à la tête du gouvernement.

« On ne peut suspendre ce qui n’a jamais commencé », affirme Doudou Ka sur X, estimant que Sonko n’a jamais exercé le mandat de député pendant toute la durée de sa présence au gouvernement. Il va plus loin en soutenant que tous les actes administratifs et juridiques posés par Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale lors de l’installation de la 15e législature seraient « nuls et de nul effet ».

Dans une formule incisive, Doudou Ka déclare qu’« en droit comme en mathématiques, on ne réintègre pas un ensemble auquel on n’a jamais appartenu ». Il considère qu’aucune loi, résolution ou décret ne peut « réécrire rétroactivement l’histoire d’un mandat inexistant ».

L’ancien ministre appelle en dernière analyse Bassirou Diomaye Faye à ne pas « valider cet hold-up parlementaire » et exhorte les députés à rejeter ce qu’il qualifie de « forfaiture ». Il invite également le Conseil constitutionnel à jouer pleinement son rôle de « gardien du droit ».

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Un commentaire

  1. Votre haine contre Ousmane Sonko va sûrement vous consumer le cœur. Vous avez gâtè notre pays et voulez coûte que coûte empêcher Sonko de le redresser. Vous n’avez vraiment aucune considération pour les sénégalais.

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