Les autorités américaines ont décidé de rendre définitif le programme de caution obligatoire pour les visas B-1 et B-2, imposant des garanties financières pouvant atteindre 20 000 dollars. Le Sénégal, déjà soumis à des restrictions d’entrée sur le territoire américain depuis décembre 2025, figure parmi les 50 pays concernés par cette mesure.
Le Département d’État américain justifie cette évolution par la volonté de réduire le nombre de personnes prolongeant illégalement leur séjour. D’après ses données, 45 488 ressortissants des pays visés avaient dépassé la durée autorisée en 2024. Pendant les dix premiers mois du programme pilote, lancé en août 2025, ce chiffre est tombé à moins de 50.
Concrètement, les agents consulaires peuvent désormais exiger une caution dont le montant maximal passe de 15 000 à 20 000 dollars, tandis que le seuil minimal de 5 000 dollars est supprimé. Si le voyageur ne respecte pas les conditions de son visa, la somme est définitivement confisquée.
Plusieurs observateurs estiment que ces exigences élevées excluent de nombreux voyageurs, particulièrement en Afrique. De fait, le nombre de visas B-1/B-2 délivrés aux ressortissants des 50 pays a chuté de 83 % entre août 2025 et juillet 2026, près de la moitié des demandeurs ayant renoncé à payer la caution. L’impact se fait déjà sentir au Sénégal : pour le Mondial 2026, les supporters officiels n’ont pas pu obtenir de visa, une première dans l’histoire du pays. D’après ndarinfo, au Sénégal, la chute des délivrances de visas B-1/B-2 a même dépassé 90 % sur un an.
Au total, le Département d’État affirme avoir perçu 115 millions de dollars de cautions durant la seule phase pilote du programme.
