Le matin du 12 juin, une petite centaine de supporters sénégalais se massaient autour des barrières de sécurité à l’entrée de l’hôtel des Lions, dans le New Jersey. Policiers américains en uniforme veillaient sur le périmètre, mais l’ambiance était à la fête : les Lions venaient de prendre leurs quartiers aux États-Unis, à quatre jours de leur entrée en lice face à la France en Coupe du monde 2026.
Parmi la foule, Amadou, chauffeur VTC installé dans le New Jersey depuis 28 ans, n’aurait raté cet accueil pour rien au monde. « Je suis là depuis ce matin. Hier j’étais là aussi. Avant-hier j’étais là également, a-t-il confié à RFI Afrique. Je suis chanceux qu’ils soient basés ici, dans le New Jersey. Je ne pouvais pas ne pas être là. »
Un rêve de longue date pour la diaspora
Momodou, restaurateur à Manhattan et expatrié depuis 18 ans, vivait lui un moment d’émotion rare. Au moment de son départ du Sénégal, les Lions venaient d’être quarts de finalistes du Mondial 2002. Depuis, ils sont devenus champions d’Afrique, mais lui ne les avait jamais vus jouer en vrai. « Je vais avoir l’occasion de voir Sadio Mané et autres, s’est-il réjoui. J’ai raté beaucoup de choses au Sénégal, mais je veux vraiment participer à cette aventure aux États-Unis. Même si c’est juste pour les pousser, leur donner un coup de pouce. »
Pour faciliter la venue des supporters, les autorités américaines ont assoupli les conditions de visa pour les Sénégalais, supprimant la caution bancaire de 5 000 à 15 000 dollars qui constituait un frein majeur. Le Sénégal disputera ses trois matches de groupe du 16 au 26 juin : d’abord contre la France le 16 à East Rutherford (19h TU), puis la Norvège le 23 et l’Irak le 26. L’équipe séjournera dans le New Jersey, utilisant les installations de l’Université Rutgers, son camp de base officiel pour le Mondial. Ce sera la quatrième phase finale de Mondial pour les Lions, après 2002, 2018 et 2022.
