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Violences Ucad – A. Sow Sidibé: “La politique n’a pas sa place dans l’espace universitaire…”

Amsatou Sow Sidibé dit ne pas avoir vu de résultats significatifs du dialogue politique. Référence dans le monde universitaire et du droit, la “Peule-Léboue” a été célébrée le samedi 10 juillet par la faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Ucad. Lors d’un entretien avec le quotidien “Enquête”, elle est revenue sur les violences notées à l’UCAD, le dialogue politique, le débat sur le 3e mandat. Morceaux choisis…

Violences à l’UCAD…

(…) Assesseure à la faculté de Droit, ancienne directrice de l’Institut des Droits de l’homme et de la paix, j’ai beaucoup réfléchi avec mes collègues pour voir comment mettre un terme à ces cycles de violence. Des séminaires ont été organisés, des propositions faites, mais on y voit toujours de la violence. Et les causes sont toujours les mêmes, à l’occasion des renouvellements des bureaux des amicales. C’est incompréhensible, c’est inadmissible“, selon Amsatou Sow Sidibé.

Quel est le problème ?

Avant de poursuivre : “Moi qui vous parle, j’ai eu à me mettre entre des étudiants qui se battaient pour les séparer. C’était risqué, mais je ne pouvais les laisser s’entretuer. Mais malgré tout ce qu’on a fait, les conflits sont toujours là. Quel est le problème ? Je pense qu’il faut davantage impliquer les jeunes dans la prise en charge de cette problématique. Qu’on leur fasse comprendre que la violence ne règle rien du tout. C’est la pire des choses et cela ne fait que les retarder. L’université doit être un espace de réflexion et non un espace où ce sont les biceps et les armes qui règnent. Nous ne sommes pas dans une jungle“.

Sanctions infligées à certains étudiants…

Elle dit avoir été choquée de voir ce niveau de violence. “Quand on parle de franchise universitaire, cela veut dire que ce sont les enseignants, les enseignés, le personnel qui doivent évoluer en harmonie pour produire. Ce n’est pas un endroit où on doit être en permanence en inquiétude. Sur la nature des sanctions, c’est l’Assemblée de l’université qui est habilitée et elle a pris sa décision“, souligne-t-elle.

Les politiques, instigateurs de cette violence ?

Allez à l’Assemblée nationale où on se donne maintenant des coups de poing ! C’est tellement vilain. Et c’est ce qui est donné en exemple à notre jeunesse. Si les représentants du peuple se comportent de cette manière, le peuple les regarde et les imite. La violence doit être bannie de notre société et je pense qu’il faut, ensemble, œuvrer pour cela. Dans une société civilisée, la tolérance, la discipline, le respect de l’autre doivent primer. Mais, malheureusement, nous constatons de plus en plus de dérives“, regrette Amsatou Sow Sidibé.

La politique dans l’espace universitaire…

Pour elle, “quand on dit ’Lux Mea Lex’, il y a des attitudes à bannir, des activités à encadrer scrupuleusement. L’universitaire a certes le droit d’avoir des positions, d’intervenir dans la politique, qui n’est rien d’autre que l’art de gérer la cité. C’est un droit fondamental. Mais c’est une certaine manière de faire la politique qui n’a pas sa place dans l’espace universitaire“.

Dialogue politique…

Le dialogue politique est important, mais il y a d’autres aspects du dialogue qui sont déterminants pour tous, surtout pour les jeunes. Et cela me tient à cœur. Maintenant, pour le dialogue politique…, j’ai essayé de chercher les consensus, mais je dois dire que je n’ai pas vu de résultats significatifs du dialogue politique. Pour la caution qui est importante, je n’ai pas vu de solution. Pour le parrainage, c’est réglé pour les élections territoriales, mais on ne sait pas encore pour les Législatives et la Présidentielle… On constate que cela n’a pas été enlevé dans la loi électorale. Pour moi, ce machin est une catastrophe. Le Sénégal n’est pas prêt pour le parrainage. Il faut d’autres formes de filtre“, estime la présidente de Cal/Lénène.

Parlons du troisième mandat. Quel est votre commentaire sur ce débat ?

Moi, je ne comprends pas. Il y a tellement de problèmes urgents dans ce pays. Les questions éducatives, de la santé avec la Covid, la jeunesse qui a fait un cri du cœur terrible au mois de mars… C’est pourquoi je ne comprends pas que le président de la République ne mette pas un point final, je dis bien un point final à cette question du mandat. Il sait comment mettre un terme à ce débat. Il est temps qu’on passe à autre chose. Cette question du mandat est devenue ennuyeuse, c’est une question qui m’ennuie. Nous devrions nous concentrer sur les questions brûlantes de l’actualité. C’est pourquoi j’ai vraiment du mal à mêler mon nom à ce débat“, conclut-elle.

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