Touba : Le Grand Magal peut créer 100 000 emplois en trois ans

À quelques jours du Grand Magal de Touba, une étude conjointe menée par l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) et l’Université Alioune Diop de Bambey (UADB) révèle que l’impact économique global de l’événement est désormais estimé à 630 milliards F CFA. Les résultats de cette recherche, conduite depuis juin 2025, ont été présentés ce dimanche 2 août 2026. Et la ville sainte Touba peut créer 100 000 emplois en trois ans.

Selon le coordonnateur de l’étude, Souleymane Astou Diagne, cette nouvelle évaluation marque une forte progression par rapport à celle réalisée en 2017, qui chiffrait l’impact du Magal à 550 milliards F CFA.

« En dix ans, nous avons constaté une progression de deux fois et demie de l’impact économique du Grand Magal sur l’économie », a-t-il indiqué, attribuant cette hausse à la consommation des ménages, notamment en denrées alimentaires, au transport et aux services financiers.

L’étude ne se limite pas au constat. Elle propose de faire du Grand Magal un véritable levier d’industrialisation de Touba. Les chercheurs estiment qu’en développant une production locale pour répondre aux besoins générés par le pèlerinage, 100 000 emplois pourraient être créés en trois ans.

Parmi les filières identifiées figurent également la transformation du cuir, issue des plus de 100 000 ruminants sacrifiés durant le Magal.

« Le cuir transformé sur place peut permettre la mise en place d’industries de tannerie et de maroquinerie et positionner Touba comme un pôle industriel », a expliqué le coordonnateur.

L’agro-business constitue un autre axe stratégique. La substitution des importations de fruits et légumes par une production locale autour de Touba pourrait générer entre 8 000 et 8 500 emplois dans les trois prochaines années.

Les auteurs de l’étude appellent ainsi l’État, la mairie de Touba, le secteur privé, les autorités religieuses et les communautés à unir leurs efforts pour transformer les retombées économiques du Magal en un moteur durable de développement.

Cette recherche est présentée comme une première au Sénégal. Elle a mobilisé une vingtaine de chercheurs issus de plusieurs disciplines – économistes, économètres, sociologues, historiens, statisticiens, ingénieurs, médecins et chimistes – autour d’une méthodologie inspirée des standards internationaux utilisés pour les études d’impact du Hajj et de la Omra, a souligné Souleymane Astou Diagne.

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2 commentaires

  1. Rien qu’en s’appropriant le café Touba ,a l’image de Nestlé ou apple,afin de créer un produit unique et internationales avec un brevet contrôlé et une usine de production locale au norme internationale et récupérer l’ensemble des acteurs du secteur comme des distributeurs potentiels, Touba peut financer son propre développement et générer des emplois inimaginables.
    Les opportunités sont nombreuses,alors fonçons ……
    A bon entendeur…….Touba ça kanam.
    Dieureudieuf Serigne Touba khadimou Rassoul diarama cheikh Ibra baboul mouridine.

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