Thierno Bocoum demande aux députés de l’opposition de saisir le Conseil constitutionnel

L’absence de saisine présidentielle n’a pas clos le débat sur le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Thierno Bocoum estime au contraire que l’initiative doit désormais venir des députés, en s’appuyant sur une jurisprudence du Conseil constitutionnel rendue pendant la crise électorale de 2024.

Dans son argumentation, il rappelle que des candidats à la présidentielle du 25 février 2024 avaient déposé plusieurs requêtes contre le décret n° 2024-106 du 03 février 2024, qui abrogeait le décret convoquant le corps électoral. Le Conseil constitutionnel, saisi alors que la contestation d’un tel acte relevait en principe de la Cour suprême, s’était pourtant déclaré compétent dans sa décision n° 1/C/2024 du 15 février 2024. Comme le rapporte pressafrik, cette décision s’appuyait sur l’article 92 de la Constitution et sur la « plénitude de juridiction » du Conseil en matière électorale.

Thierno Bocoum transpose ce précédent à l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale le 26 mai 2026. Il rappelle que Sonko avait été élu député le 17 novembre 2024 alors qu’il était Premier ministre en exercice, puis limogé quelques jours avant son élection au perchoir. Selon lui, l’article 54 de la Constitution interdit à un membre du gouvernement d’exercer en même temps un mandat parlementaire. Il soutient dès lors que la question centrale porte sur la validité même du mandat parlementaire ayant servi de base à l’élection du président de l’Assemblée nationale.

Dans cette lecture, le recours à introduire ne viserait pas seulement un acte interne de l’Assemblée. Thierno Bocoum défend une saisine articulée autour d’une question de constitutionnalité préalable : Ousmane Sonko disposait-il d’un mandat parlementaire valide au regard de la Constitution ? Il considère que cette contestation relève de la matière électorale, puisqu’elle touche à l’acquisition d’un mandat issu d’une élection nationale.

Le débat avait déjà été alimenté la veille par d’autres prises de position. Le 25 mai 2026, le juge Dème avait affirmé que la réintégration de Sonko à l’Assemblée nationale était juridiquement impossible. Le 26 mai 2026, Me Abdoulaye Tine, porte-parole de la présidence, avait pour sa part démenti toute saisine du Conseil constitutionnel par le président Bassirou Diomaye Faye sur ce dossier. Dans le raisonnement développé par Thierno Bocoum, la délibération du 26 mai 2026 portant élection de M. Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale reste ainsi au centre de la contestation visée.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

5 commentaires

  1. Thierno arrête! Sonko a été viré, j’ai jubilé.
    Annoncé à l’AN, vous avez dit qu’il n’allait pas y poser les pied!
    Maintenant il président de l’AN, vous ne servez à rien.

  2. Mr Bocoum Président Agir sur les réseaux sociaux, arrêtez vos interprétations loufoques du réglement intérieur de l’Assemblée Nationale. Le conseil constitutionnel se déclarera incompétent.
    De toute façon Ousmane SONKO président ou pas, contrôle ce pays avec la majorité des Sénégalais.

  3. Thieey thier oû sont tes propres députés ??
    Yow, Thierno A Sall, Pape Djibril, juge Dème, sou ngen di weet di kharou

  4. Un canard boiteux incapable de s’emmener à l’assembler, délegue son combat d’incapable, pouf.

Laisser un commentaire