Au lendemain de l’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, le député Thierno Alassane Sall est revenu à la charge sur la gestion budgétaire de l’institution. Selon les informations de Dakaractu, il dénonce un manque de transparence persistant, notamment sur la question controversée des fonds politiques.
L’élu estime que la questure, organe chargé de rendre compte des dépenses de salaires, de recrutements et de voyages, est délibérément court-circuitée. Il accuse une partie du parti Pastef de se réunir directement avec le président de l’Assemblée nationale pour prendre des décisions en dehors du cadre statutaire.
Thierno Alassane Sall critique la gestion de l’Assemblée nationale et épingle en particulier les recrutements effectués par le président de l’institution. Il affirme que des collaborateurs issus des rangs de Pastef ont été « casés » au sein de l’Assemblée, alors que les besoins réels porteraient sur le recrutement d’assistants parlementaires.
Le parlementaire conteste aussi la légitimité des fonds politiques évoqués. Il soutient que ces crédits, intégrés au budget sous l’appellation de « fonds spéciaux », n’ont jamais été soumis au vote des députés. Pour lui, toute utilisation de ces sommes par le président de l’Assemblée constitue un détournement.
Ce débat n’est pas nouveau. En mars dernier, le député Guy Marius Sagna avait annoncé le dépôt d’une proposition de loi pour encadrer ces ressources, souvent associées aux « caisses noires ». Et il y a quelques semaines, Thierno Alassane Sall les qualifiait de « vol », regrettant l’absence de validation parlementaire.
Le parlementaire tient toutefois à distinguer ces fonds des crédits votés pour le renseignement au niveau de la présidence de la République, qui ne sauraient être confondus avec ceux contestés à l’Assemblée.
