Tabaski Ngom : ses avocats contestent les accusations et réclament un bilan médical

Accusée d’avoir agressé une codétenue enceinte, Tabaski Ngom voit ses avocats contester fermement cette version des faits. La défense affirme que sa cliente a elle-même subi des provocations et des violences durant sa détention.

Dans une mise au point relayée par senegaldirect, les conseils rejettent la présentation de l’ancienne fonctionnaire comme l’auteur des violences. Ils soutiennent qu’elle aurait été confrontée à des propos agressifs et à des actes physiques répétés, sans riposter. Une dénonciation écrite avait été adressée le 4 août 2026 au sujet d’incidents survenus dans sa cellule.

La défense demande à la Direction du Pavillon spécial de préciser les suites données à la plainte déposée contre A. Diatta. Tabaski Ngom accuse cette codétenue de l’avoir agressée physiquement en présence de témoins.

Les avocats contestent aussi la décision de faire revenir dans la même cellule une détenue qui en avait été retirée. Ils estiment que cette mesure doit être expliquée, alors que leur cliente est désormais décrite comme particulièrement agressive.

Le 30 août 2026, une altercation avait opposé les deux détenues au Pavillon spécial. A. Diatta, enceinte de huit mois selon les éléments rapportés, avait été conduite en urgence à l’Hôpital principal de Dakar. La défense ne reconnaît toutefois pas la version présentant Tabaski Ngom comme responsable des violences.

Les conseils assurent par ailleurs que leur cliente partageait régulièrement ses repas avec la jeune détenue, l’aidait et lui témoignait de la solidarité. Ils jugent ces comportements incompatibles avec le portrait d’une personne violente.

Incarcérée depuis janvier 2025 dans le cadre d’une information judiciaire toujours en cours, Tabaski Ngom attend encore, selon ses avocats, plusieurs actes qu’ils considèrent nécessaires à la manifestation de la vérité. Ils disent avoir demandé des confrontations, l’ajout d’enregistrements audio au dossier et des vérifications auprès de témoins.

La défense affirme également avoir saisi la Division des investigations criminelles d’une plainte visant deux personnes poursuivies avec leur cliente. Elle soutient que ces démarches n’ont pas encore été réalisées.

L’état de santé de Tabaski Ngom préoccupe aussi ses conseils. Ils évoquent de l’hypertension, des insomnies et des palpitations cardiaques. Ils réclament un bilan médical complet ainsi que des évaluations psychologiques et psychiatriques approfondies.

Ses avocats rappellent enfin que la détention a conduit à son transfert au Pavillon spécial, tandis que certains co-inculpés ont obtenu une liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Ses conseils rappellent qu’elle compte près de vingt années de service au Trésor public.

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