Tabaski 2026 : Plus de 143 000 moutons sont restés invendus

La Tabaski 2026 a été marquée par une offre exceptionnelle de moutons sur le marché sénégalais. Selon les chiffres communiqués par le directeur de l’Élevage, Mamadou Diagne, près de 1,6 million de moutons ont été recensés à travers le pays, un niveau jamais atteint lors des précédentes éditions de la fête.

Malgré cet approvisionnement record, 143 497 moutons n’ont pas trouvé preneur à l’issue de la campagne de commercialisation.

Intervenant sur les ondes de la RFM, Mamadou Diagne a indiqué que l’objectif fixé par les autorités avait été largement dépassé. Alors que les besoins étaient estimés à 900 000 têtes, l’offre disponible a largement excédé ce seuil grâce à une forte production nationale et à d’importantes importations.

« Nous avons enregistré près de 1,6 million de moutons sur l’ensemble du territoire national. L’objectif de 900 000 moutons a été largement atteint, mais 143 497 moutons ont été recensés comme invendus », a-t-il expliqué, selon Pressafrik visité par Senego.

Pour le directeur de l’Élevage, cette situation s’explique principalement par la forte progression de la production locale. Il a notamment mis en avant l’essor de l’élevage urbain, qui contribue désormais de manière significative à l’approvisionnement du marché national.

Selon lui, les efforts consentis ces dernières années dans le secteur de l’élevage ont également porté leurs fruits. Les campagnes de vaccination du cheptel, l’amélioration de l’alimentation animale et le soutien apporté aux éleveurs ont permis d’accroître les capacités de production.

« Tous ces efforts ont favorisé le développement de l’élevage pastoral et renforcé l’offre nationale », a souligné Mamadou Diagne.

À cette production locale s’ajoutent les importations en provenance des pays voisins, notamment de la Mauritanie et du Mali, qui ont fortement contribué à alimenter le marché de la Tabaski.

D’après les chiffres avancés par le directeur de l’Élevage, la Mauritanie représente près de 85 % des importations de moutons, contre 15 % pour le Mali.

Cette combinaison entre production nationale et importations a ainsi permis d’assurer une disponibilité suffisante du cheptel sur l’ensemble du territoire, même si elle a également entraîné un volume important d’invendus à l’issue de la fête.

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