Avant cette nouvelle hausse, l’approvisionnement du marché sénégalais en moutons de Tabaski avançait dans un contexte sous-régional marqué par des difficultés sécuritaires, notamment du côté du Mali.
À Madina Ndiathbé, dans le département de Podor, 249 721 moutons venant de Mauritanie avaient déjà été enregistrés samedi à l’entrée du territoire sénégalais, à douze jours de la Tabaski. Ce niveau est supérieur à celui relevé à la même période l’année dernière, qui était de 178 000 têtes. Le ministre de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage, Mabouba Diagne, a donné ces chiffres lors d’une visite sur place, a rapporté l’APS.
Le ministre a salué cette progression en présence de responsables d’associations d’éleveurs du Sénégal, d’élus locaux et de l’adjoint au préfet de Podor, Ousmane Sidibé. Il a estimé que ces arrivées traduisent la mobilisation des éleveurs et des autres acteurs de la filière. Il a aussi indiqué que le flux devait continuer, avec de nouveaux camions chargés de moutons destinés à Dakar, Thiès et à d’autres localités du pays.
Ce mouvement montre surtout un déplacement des circuits d’entrée. En raison des contraintes sécuritaires au Mali, une part importante du bétail passe désormais par la Mauritanie avant d’entrer au Sénégal par Madina Ndiathbé. Ce point est ainsi présenté comme l’un des principaux couloirs de passage pour les moutons destinés à la Tabaski.
Au-delà du constat immédiat, le ministre a également évoqué deux leviers pour les éleveurs. Le premier concerne un programme de culture fourragère sur 5 000 hectares d’ensilage de maïs, avec l’objectif d’améliorer la disponibilité de l’aliment de bétail et d’alléger les coûts. Le second porte sur un programme de forages pastoraux dans les communes situées le long des corridors de transhumance, afin de faciliter l’accès à l’eau pour les éleveurs pastoraux.