Souleymane Diallo appelle à mieux coordonner les interventions de l’ONU

Lors du lancement du Rapport annuel des résultats 2025 du Système des Nations unies au Sénégal, Souleymane Diallo a appelé à une meilleure coordination des partenaires au développement.

Le directeur général de la Planification et des Politiques économiques a également demandé que les acquis des projets soient préservés après la fin de leur exécution et de leurs financements. Le document présente les réalisations menées avec le gouvernement sénégalais et ses partenaires, en appui à la Vision Sénégal 2050 et à l’accélération des objectifs de développement durable.

Cette exigence de continuité intervient alors que le Sénégal a présenté sa Revue nationale volontaire 2026 sur les objectifs de développement durable. La démarche, saluée par la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Sénégal, Aminata Maiga, doit permettre de mesurer les progrès accomplis et de mieux cibler les efforts nécessaires pour tenir les engagements du pays.

Le rapport évoque plusieurs secteurs, dont l’emploi, la protection sociale, l’éducation, l’égalité des sexes, la résilience climatique et l’accès aux services essentiels. Pour Souleymane Diallo, la coordination des interventions doit s’appuyer sur des approches intégrées, afin de réunir différentes expertises autour de questions comme la santé, les enjeux sociaux et les problématiques liées aux femmes.

Cette coordination doit aussi s’appuyer sur des cadres de travail communs. Un accord signé le 12 juin 2026 entre le Sénégal et le Système des Nations unies prévoit l’occupation des locaux de la Maison des Nations unies à Diamniadio. Le ministre Cheikh Niang a visité cette infrastructure le 4 septembre 2026, alors que les agences de l’ONU s’apprêtent à y être regroupées.

Dans des propos rapportés par l’APS, Souleymane Diallo a aussi insisté sur la nécessité d’adapter les actions aux réalités démographiques et territoriales du Sénégal. Il a demandé un meilleur suivi des indicateurs, un reporting plus régulier et une évaluation renforcée des politiques publiques.

Le responsable a enfin estimé que les résultats devaient être pensés au-delà de la période couverte par les projets et leurs financements. Il a relevé que 75 % de la population sénégalaise a moins de 35 ans, un facteur qui renforce l’enjeu de politiques durables dans l’emploi, l’éducation et l’accès aux services essentiels.

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