Soudan : les États-Unis sous pression entre l’armée et la coalition civile

Depuis près de trois ans, la guerre civile au Soudan oppose l’armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane aux Forces de soutien rapide du général Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti ». Le conflit déstabilise davantage la région et aggrave les souffrances des populations. Sous l’effet d’appuis extérieurs multiples et de violations d’embargo, il a aussi muté en affrontement technologique de haute intensité : l’introduction massive de drones révèle des chaînes d’approvisionnement complexes reliant Khartoum à plusieurs capitales étrangères.

Cette évolution pèse directement sur l’aide humanitaire. Les FSR ont mené des attaques de drones contre des convois du Programme alimentaire mondial et des camions de carburant sur l’axe el-Obeid-Kosti, provoquant à Washington une réaction de « tolérance zéro ». Les frappes menacent ainsi les voies d’acheminement indispensables aux populations, alors que les combats se poursuivent dans plusieurs régions.

À Washington, l’administration Trump est sollicitée pour faire du dossier soudanais une priorité. La recherche d’un cessez-le-feu au Soudan place les États-Unis entre deux positions opposées : l’armée, qui entend consolider sa légitimité après ses victoires militaires et refuse de négocier selon les éléments rapportés par Jeune Afrique, et la coalition civile Somoud. Face à l’intensification des opérations des FSR dans les États du Kordofan et aux massacres signalés, l’Arabie Saoudite a, elle aussi, désigné un facteur externe comme le véritable moteur du conflit.

Cette coalition, dirigée par Abdallah Hamdock, demande à l’administration américaine de faire pression en faveur d’une trêve et d’un dialogue entre les parties soudanaises. Son objectif affiché est de mettre fin aux souffrances des civils, alors que les attaques contre les convois et la militarisation croissante du conflit compliquent encore l’accès humanitaire.

Le gouvernement de Khartoum est dirigé par l’armée et le général Abdel Fattah al-Burhane.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Laisser un commentaire