La session extraordinaire de l’Assemblée nationale s’ouvre ce lundi 10 août 2026 dans un climat de vive tension institutionnelle.
Onze textes sont inscrits à l’ordre du jour, dont deux propositions de loi très sensibles : la modification de l’article 37 de la Constitution, qui vise à imposer au président de déclarer son patrimoine en fin de mandat, et le régime juridique des crédits spéciaux, autrement dit les fonds politiques.
À cela s’ajoutent trois projets de loi — Code du travail, Code de la sécurité sociale et protection des infrastructures numériques critiques — ainsi que six demandes de création de commissions d’enquête parlementaire, rapporte Sud Quotidien.
La session ravive le bras de fer entre le président Bassirou Diomaye Faye et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, désormais à la tête de l’opposition parlementaire. Selon Les Echos, la bataille pour le contrôle du pouvoir « dissimule à peine » derrière ces initiatives législatives.
En meeting à Dahra, Ousmane Sonko a chargé le pouvoir, dénonçant une « réorganisation de l’ancien système » et appelant ses militants à rester unis, rapporte L’As.
Les députés de Pastef viseraient directement le chef de l’État et le ministre du Pétrole, Abdourahmane Diouf, selon WalfQuotidien. La session, qui s’ouvre à 10 heures, compte six demandes de création de commissions d’enquête, selon l’APS.
