Saly : Une mannequin et son mari français se livrent une bataille judiciaire autour de 24 millions FCFA

Le torchon brûle entre la mannequin A. Ndiaye et son époux français, E.A.J. Garnier. Selon des informations rapportées par L’Observateur, le couple est désormais engagé dans une bataille judiciaire, chacun ayant porté plainte contre l’autre dans une affaire liée à un commerce de moteurs automobiles et à une somme estimée à 24 millions de francs CFA.

Installés à Saly depuis 2024, les deux époux avaient entrepris de développer une activité de vente de moteurs automobiles, informe Seneweb. Le financement aurait été assuré par le mari, tandis que la gestion du commerce était confiée à son épouse.

Mais les relations entre les deux partenaires se seraient progressivement détériorées, notamment autour de la gestion financière de l’activité. En mai dernier, E.A.J. Garnier se serait rendu au Sénégal afin de faire le point sur les comptes du commerce.

D’après les chiffres évoqués dans le dossier, quelque 92 moteurs auraient été vendus pour des recettes estimées à 34,8 millions de francs CFA. Les charges auraient atteint 10,8 millions de francs CFA, laissant apparaître un montant de 24 millions de francs CFA correspondant au bénéfice attendu.

Le Français affirme toutefois ne pas avoir pu obtenir des explications sur la destination de cette somme. Il aurait également été empêché d’accéder au magasin ainsi qu’au domicile conjugal. Il a alors saisi la justice et déposé une plainte contre son épouse pour abus de confiance, réclamant notamment la restitution des fonds. L’affaire est évoquée devant le tribunal correctionnel de Mbour.

L’épouse contre-attaque

De son côté, A. Ndiaye rejette les accusations portées contre elle. La mannequin affirme notamment que le commerce lui aurait été offert par son époux à titre de « cadeau de mariage ».

Elle accuse à son tour E.A.J. Garnier d’avoir abandonné la famille et lui reproche également le vol d’un million de francs CFA en espèces ainsi que du registre des ventes du commerce.

La jeune femme a elle aussi saisi la justice afin de faire valoir ses droits.

L’affaire oppose ainsi les deux époux sur la gestion d’un commerce dont le financement, les revenus et la destination des fonds sont au cœur des accusations croisées. Il appartiendra désormais à la justice de déterminer les responsabilités éventuelles de chacune des parties.

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