Le dossier visant Aliou Sall et son épouse Aïssata Sall a franchi une étape importante lundi, avec leur audition au fond devant le Pool judiciaire financier (PJF). Le couple Sall sauvé par le paiement de la caution
Placé sous contrôle judiciaire depuis octobre 2025 pour des faits présumés d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux, le couple n’a dû son maintien en liberté qu’au paiement d’une caution fixée à 240 millions de FCFA.
Entendus durant près d’une heure et demie par les juges d’instruction, dont le président du collège Idrissa Diarra, les mis en cause ont affiché une posture de fermeté, rejetant en bloc les accusations issues du rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Selon leur défense, le dossier serait « vide » et les faits reprochés « sans fondement ».
« Aliou Sall a démonté pièce par pièce le rapport de la CENTIF. Il a tout expliqué. On ne peut absolument rien lui reprocher. Tout s’est passé entre deux privés. Tout est normal, rien n’est irrégulier », a affirmé dans L’Obs son avocat, Me El Hadji Diouf.
Au cœur de l’affaire, des transactions jugées suspectes portant sur 170 millions de FCFA, ainsi qu’un autre mouvement de 70 millions présenté comme un prêt remboursé. Le dossier trouve son origine dans l’acquisition d’un terrain aux Almadies par une société civile immobilière détenue majoritairement par Aliou Sall.
De son côté, Aïssata Sall a soutenu n’avoir détenu qu’1 % des parts de la société, sans pouvoir décisionnel, tandis que son époux a insisté sur l’absence de toute commission perçue, notamment durant son passage à la tête de la Caisse des dépôts et consignations. L’instruction se poursuit.
La photo respire un murmure que les mots n’osent pas dire.
Elle, légère comme une confidence, laisse tomber sa tête sur l’épaule de l’homme qu’elle aime, un geste qui ressemble à un refuge, à une prière silencieuse.
Lui flotte ailleurs, happé par un horizon invisible.
Son regard s’échappe, comme un oiseau qui cherche une brèche dans le ciel.
On devine en lui une absence, une fuite intérieure, un souffle retenu.
S’il avait pu se dissoudre dans l’air, il l’aurait peut-être fait.
Dans les replis de son esprit, une ombre revient, celle d’une affaire qui le hante (Petro-Tim), un scandale dont il porte le poids comme un vêtement trop lourd.
Il se demande comment traverser cette tempête, comment survivre aux soupçons, aux rumeurs, aux regards qui scrutent.
Il calcule, il redoute, il imagine des issues qui se referment aussitôt.
Son corps est là, mais son esprit chemine dans un labyrinthe où chaque pas résonne comme une menace.
Nos 400 000 cfa !
Bakh na thi gnome, lègui nak lèène louguéne fi mouvement wati, dieul wèthiètt tek fi dieulaat wèthiètt randal rèk, procureur na dakkar sen loubone!