Les quotidiens parvenus lundi à l’APS s’intéressent principalement au mandat du chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, à la tête de la CEDEAO, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Bassirou Diomaye Faye a été porté à la présidence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dimanche, au terme de la 69e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation sous-régionale, rapportent plusieurs quotidiens dont Libération.
En acceptant cette responsabilité, le président sénégalais “s’est engagé à […] faire vivre [l’organisation] en l’adaptant aux défis de notre temps : la sécurité collective, la stabilité institutionnelle, la souveraineté politique et économique, ainsi qu’une voix de l’Afrique de l’Ouest plus forte, plus audible et plus crédible sur la scène internationale”, écrit Libération.
L’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la présidence en exercice de la CEDEAO, suivie de la désignation du général Birame Diop à la tête de l’organisation, “est une nouvelle étape dans l’histoire de l’organisation sous-régionale”, estime Sud Quotidien.
“Tous deux sont aux commandes d’une institution fragilisée par le départ des pays de l’Alliance des Etats du Sahel, confrontée à une grande et persistante insécurité et à une perte d’influence diplomatique. Leur tandem est attendu sur sa capacité à restaurer la cohésion communautaire, à renforcer l’intégration régionale et à redonner à la CEDEAO toute sa place dans la gouvernance ouest-africaine”, analyse cette publication.
Le Quotidien souligne que Bassirou Diomaye Faye “a d’emblée affiché sa doctrine : rompre avec les simples déclarations d’intention pour engager des actions concrètes en faveur de la paix, de la sécurité et de la prospérité des peuples africains”.
Le journal semble répondre, sur ce point précis, aux interrogations de Walfquotidien qui se demande si le nouveau président de la CEDEAO aura “les coudées franches” pour faire bouger l’organisation dans le sens qu’il souhaite.
“L’heure n’est plus aux constats, mais à l’action”, a assené le président Faye dans des propos rapportés par Vox Populi, avant d’appeler à “une CEDEAO rénovée, capable d’offrir à ses peuples, singulièrement à sa jeunesse, la paix, la sécurité et la prospérité auxquelles aspiraient les pères fondateurs” de l’organisation.
“Face à ces défis, souligne le quotidien Tribune, le président Bassirou Diomaye Faye a formulé une même exigence d’action, articulée autour de plusieurs priorités”, dont l’opérationnalisation de la Force régionale de lutte contre le terrorisme.
Tribune cite également “la mutualisation des moyens entre Etats membres, le renforcement de l’autonomie financière de la Communauté, ainsi qu’une meilleure protection des populations affectées par l’insécurité”.
Pour le reste, les journaux annoncent que le président Diomaye Faye va lancer son parti politique, le 25 juillet, à l’issue d’une assemblée générale. ”Diomaye créé son parti samedi”, lit-on à la une du quotidien L’As par exemple.
”Initialement annoncé pour le 8 août, le congrès constitutif du futur parti politique du président Bassirou Diomaye Faye est finalement reporté”, avance Sud Quotidien. Il ajoute que le conseil des leaders de la coalition “Diomaye Président”, réuni en session extraordinaire, ”a entériné la transformation de la coalition en un grand parti de rassemblement et validé les textes fondateurs, qui seront soumis à une assemblée générale constitutive prévue le 25 juillet prochain”.
“Le nom du parti du président de la République sera dévoilé à l’occasion de cette grand-messe qui sonnera le glas de la coalition Diomaye-Président”, précise Vox Populi, pendant que Walfquotidien fait observer que le chef de l’Etat mise en partie sur la famille politique de son prédécesseur Macky Sall pour consolider le parti qu’il va lancer.
Le journal relève que c’est ce que “semblent confirmer des ralliements de maires, anciens ministres et directeurs généraux de l’ancien régime. Une manière bien réfléchie pour décimer l’APR [l’Alliance pour la République]”, le parti de l’ancien président Macky Sall.
