Relations coupables !!!!

La famille est au centre d’une mutation qui ne lui donne aucune chance de survie dans le Futur, dans sa configuration actuelle. Depuis un siècle, cette cellule qui était la base de l’Etat, de la Nation et du Monde, a subi des assauts dont elle aura du mal à se sortir, tellement, les blessures sont profondes et semblent irréversibles.
Le délitement de la cellule familiale a commencé par les différentes guerres de libération que lui ont menées la femme d’abord, le fils ensuite. Depuis la nuit des temps, le Père incarnait l’autorité et était le garant de la transmission de l’héritage à la descendance. La famille était le centre de transmission des valeurs, donc son lieu de préservation aussi. Une famille soudée était gage de succès et de réussite sociale. Mais, arrivent les nouvelles formes de couple. Si le mariage est le fondement de la légalité familiale, la vie en couple, n’interdit pas de vivre comme mari et femme. Le compagnonnage prend de la place dans les mœurs sociales. La France légalise l’union libre (PACS) et lui donne les mêmes garanties que dans une famille traditionnelle. La boîte à pandore est ouverte. Le mariage gay arrivera dans sa suite. La famille dans sa forme actuelle est remise publiquement en cause.
Les ravages faits à la cellule familiale ailleurs, n’ont pas laissé intact nos familles. Nos familles ont vu se dissiper le sentiment d’appartenance et de solidarité de ses membres. Les divorces rapides et fréquents ne sont que les conséquences de ces prises de liberté qui ne peuvent pas s’accommoder de la libéralisation ambiante des mœurs familiales. La cellule familiale demande des sacrifices personnels que seul, un encadrement rigoureux, culturel et social permanent peut garantir l’effectivité. C’est pourquoi, l’effondrement de la cellule familiale a été organisé en douceur. La première étape a été le démantèlement de la pièce principale, et de ce qu’il représentait, l’Autorité. Le ‘’Père’’ et la ‘’Mère’’ sont devenus ‘’Papa’’ et ‘’Maman’’. Grand-père et Grand-mère entendent ‘’Papy’’ et ‘’Mamie’’. Le fils devient mon ‘’gars’’, la fille, ma ‘’puce’’.
Je ne sais pas si vous avez fait la différence entre ces appellations ? Elles peuvent dire la même chose, mais ne portent pas la même charge. Ces vocables ne signifient pas la même chose. A partir du moment, où le père est devenu, papa, la mère, maman, les rôles ont été inversés, les tâches redistribués. L’enfant, qui était au service de la famille, voit la famille à son service. Un papa et une maman se doivent d’être prévenants, aux petits soins, à regarder ou leur progéniture regarde, à satisfaire les moindres désirs de leurs petits chérubins. Les enfants sont déchargés de la plupart des tâches et obligations domestiques.
Cela a fait quoi ? L’émergence de nouvelles tâches parentales dédiées exclusivement aux enfants. Conséquences : l’abandon progressif de la cellule familiale au profit des enfants. Vous voyez donc que la prise pouvoir s’est faite sans grand bruit, mais les conséquences de la destruction de la cellule familiale, continuent des vagues bruyantes qui noient notre solidarité et notre vouloir de vivre dans des égoïsmes dont nous ne tirerons que du mauvais.
Vous pouvez voir fréquemment chez nous, ici, des frères ou sœurs dont leurs enfants ne se connaissent pas.
Que voulez-vous, puisque kou fi wakhati ”Baye”, niou guénéla deukk bi .

(2) commentaires

Falilou Gueye

Interressant comme analyse

Ndiaye

Merci Alioune Ndao pour ces articles pertinents et instructifs.