Après avoir présenté la politique générale du gouvernement, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a exposé ce qu’il attend des citoyens sénégalais dans l’effort de redressement du pays. Il insiste d’emblée sur une idée centrale : redresser une nation n’est pas l’affaire du seul gouvernement, mais celle d’un peuple uni à ses dirigeants rappelant à ce titre le proverbe wolof selon lequel « l’homme est le remède de l’homme ». Ce qu’il propose n’est pas une leçon, mais une seconde signature au contrat qui lie l’État et la population, trois exigences guident son propos :
La lucidité : accepter la réalité des chiffres et comprendre que des années de dysfonctionnement ne se corrigent pas en quelques mois.
Le Pragmatisme : privilégier les faits et les résultats aux polémiques stériles, avec un tableau de bord public permettant à tous citoyens, journalistes, élus —d’évaluer l’action gouvernementale.
L’engagement : allier foi et effort, selon l’adage « attache fermement ta monture, puis remets-toi à Dieu ». Cet engagement passe concrètement par : le civisme fiscal (chaque impôt payé finance forages, écoles, etc., et représente un acte de souveraineté) ; la consommation locale, véritable politique industrielle accessible à chaque ménage ;le volontariat et le service national, dont les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 constitueront la première grande illustration ;la mobilisation de la diaspora, appelée à être investisseuse, bâtisseuse et ambassadrice du pays.
En contrepartie, le Premier ministre assure que l’État remplira ses propres engagements : garantir la transparence comme fondement de la confiance, veiller à l’équité de l’effort demandé en commençant par l’exemplarité au sommet (train de vie de l’État, conduite des gouvernants), et protéger en toutes circonstances les populations les plus vulnérables.
Il conclut en refusant de demander une confiance aveugle : « Il donnera la transparence, qui est le prix de la confiance. Il veillera à ce que l’effort demandé soit équitable et qu’il commence au sommet, par le train de vie de l’État et par la conduite de ceux qui gouvernent. Il protégera les plus vulnérables, en toutes circonstances. Je ne demande pas aux Sénégalais de croire le Gouvernement sur parole. Je leur demande de le juger sur pièces, et je m’engage à leur fournir les pièces »
