Les combats dans l’est de la République démocratique du Congo aggravent une crise humanitaire qui touche déjà des milliers de personnes déplacées. Les affrontements s’étendent du sud-ouest de Masisi aux hauts plateaux de Fizi, dans des secteurs où l’aide reste très limitée.
Dans le territoire de Masisi, trois alertes enregistrées en juillet concernaient plus de 335 000 personnes déplacées dans la zone sanitaire. La pression militaire se déplace désormais vers l’axe de Walikale, après la prise de Humura et de Kazinga par l’AFC/M23, obligeant des familles qui avaient déjà quitté Masisi à reprendre la fuite.
À Minembwe, les déplacements concernaient déjà plus de 33 000 personnes en juillet. La réponse humanitaire y accusait un déficit de 96 %. Dans la zone voisine de Fizi, quatre alertes faisaient état de plus de 31 000 personnes touchées, alors que le déficit d’assistance à Fizi atteignait 99 %. Ces données ne prennent pas encore en compte les effets des affrontements de cette semaine.
Dans une communication diffusée durant la nuit, l’AFC/M23 a accusé l’armée congolaise d’avoir bombardé Minembwe. Les FARDC soutiennent de leur côté avoir conservé Mulima et repris plusieurs positions dans ce secteur, sans que ces déclarations contradictoires aient été vérifiées indépendamment. RFI Afrique souligne que les combats se déroulent dans des territoires où des dizaines de milliers de déplacés recevaient déjà très peu d’aide.
En décembre 2025, plus de 84 000 personnes avaient franchi la frontière entre le Sud-Kivu et le Burundi, portant à plus de 200 000 le nombre de réfugiés accueillis dans ce pays. Le camp de Busuma faisait partie des sites soumis à une forte pression d’accueil.
