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Produits locaux : Les femmes de Bala valorisent « le pain de singe »

  • Cheikh Kandé Cheikh Kandé

L’atelier de restitution d’une étude sur la disponibilité du fruit du baobab communément appelé « bouye » ou pain de singe dans la commune de Bala, à 60 km de Tambacounda, à été mis a profit pour les femmes et les autorités de cette localité, de concert avec leur partenaire stratégique ActionAid Sénégal, de statuer sur le développement de cette plante à usages multiples.

L’atelier, selon les organisateurs, est une nécessité afin de permettre aux producteurs locaux de s’organiser en cercles de réflexion et d’action pour améliorer le niveau des revenus tirés de cette activité de cueillette.

C’est aussi une manière d’accompagner les populations vulnérables, notamment les femmes, afin de combattre l’injustice et les inégalités sociales. Cette activité demeure une des plus importantes sources de revenus des femmes de Balla avec des productions en 2016 de l’ordre de 1.291.000 de kilogrammes représentant 19,3 millions de FCfa en termes de redevances payées pour 15 FCfa le kilogramme dans la région de Tambacounda.

A Bala gare ce sont des tonnes de ce fruit qui sortent des forêts dans une inorganisation complète qui frise le désordre. L’autre problème soulevé par les femmes réside dans les difficultés d’exploitation, de la cueillette à la transformation.

Cela, à côté des exploitants véreux qui n’attendent même pas que le fruit soit à point et qui l’exploitent d’une manière irrationnelle, soulignent les femmes de cette localité qui ont émis le vœu de voir le partenaire Actionaid Sénégal continuer ses cycles de formation et d’organisation afin de les pousser vers l’autonomie.

ActionAid appuie actuellement 175 femmes membres des cercles de réflexion et d’action issus des villages de Bala, Ndioum, Thiara, Kouthia, Tivaouane et Sabouciré dans la commercialisation du pain de singe.

Malgré la charge de travail liée à la transformation du fruit du baobab, les bénéfices tirés de cette vente sont insignifiants. C’est l’enjeu de cette démarche, souligne l’adjoint au sous-préfet de Bala, Massamba Mbaye, qui a salué le soutien de ActionAid permettant aux femmes de s’organiser et d’avoir leur premier financement pour concurrencer les hommes sur cette difficile cueillette qui est longtemps restée la chasse gardée des hommes.

Le sous-préfet a mis en garde conte « l’exploitation sauvage » constatée dans la zone qui risque de menacer la pérennité de la ressource. M. Mbaye a cité parmi les contraintes la pénibilité des tâches de cueillette pour les femmes, l’inexistence de magasin de stockage, tout en saluant les initiatives annoncées pour la gestion des ressources naturelles dans cette zone où le « bouye » est la principale richesse.

Pour sa part, Dr Constance Mbaye qui a mené l’étude, a dit avec force que l’atteinte de tous les résultats attendus de cette initiative visant à faciliter aux femmes l’exploitation et la commercialisation de ce produit non ligneux, devrait déboucher sur la création d’une organisation faîtière forte regroupant les productrices et transformatrices du fruit de baobab. Déjà cinq villages ont mis la main à la pâte pour s’activer dans la commercialisation de ce fruit. (Soleil)

 

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