Seydi Gassama est revenu sur les réformes institutionnelles préconisées par Amnesty International Sénégal avant l’élection présidentielle de mars 2024.
Dans un post publié sur sa page Facebook, Seydi Gassama rappelle que l’organisation avait soumis à l’ensemble des candidats un rapport contenant plusieurs propositions destinées à renforcer l’État de droit et l’indépendance de la justice.
Parmi ces recommandations figurait « la création d’une Cour constitutionnelle aux pouvoirs élargis », habilitée à recevoir les plaintes des citoyens en cas de violations des droits humains.
Amnesty International Sénégal plaidait également pour « la suppression de la Haute Cour de Justice », estimant que cette juridiction, composée de « juges politiques », « ne prévoit pas le double degré de juridiction ». L’organisation soutenait ainsi que « le Président et les ministres devraient tous être justiciables devant les juridictions ordinaires ».
Le rapport proposait aussi « le départ du Président de la République du Conseil supérieur de la magistrature », afin de « garantir la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice ».
Dans son rappel, Seydi Gassama souligne enfin que « tous les candidats étaient représentés à un très haut niveau » lors de la présentation de ces propositions et affirme qu’« aucun candidat n’avait rejeté ces réformes ».