Ousmane Sonko doit-il désormais répondre de son bilan politique après avoir occupé une place centrale dans l’exécutif sénégalais ? Une tribune signée Ndiamé Sakho l’invite à regarder son propre parcours au pouvoir plutôt qu’à concentrer ses critiques sur ses adversaires.
L’auteur estime que l’ancien Premier ministre a joué un rôle majeur dans la victoire de 2024 et dans l’accession de Bassirou Diomaye Faye à la présidence. Il rappelle aussi que Sonko a dirigé le gouvernement pendant plus de deux ans et exercé une influence importante sur les choix du régime.
Le raisonnement développé est direct : celui qui revendique le mérite de l’alternance doit aussi accepter l’examen des résultats. Pour Ndiamé Sakho, Ousmane Sonko ne peut pas être présenté comme l’artisan du changement lorsque le pouvoir obtient des succès, puis comme un simple observateur lorsque les difficultés apparaissent. La tribune publiée par senenews présente cette exigence comme une responsabilité liée à l’exercice du pouvoir.
La dette au centre de la mise en cause
Sur les finances publiques, la tribune reconnaît que la crise ne serait pas née avec l’arrivée de Sonko aux responsabilités. Des audits ont mis en évidence d’importantes sous-déclarations antérieures à cette période. Cette antériorité ne dispenserait toutefois pas les nouveaux dirigeants de répondre de leur gestion.
Le texte rappelle que la transparence financière faisait partie des fondements de la légitimité politique de Sonko. La question posée porte donc sur la manière dont il a géré l’héritage reçu, mais aussi sur sa communication envers la population, les marchés et les partenaires financiers.
Le Sénégal est décrit comme confronté à une dette lourde, à des contraintes budgétaires, à des difficultés de financement et à une pression sur les comptes publics. Dans cette situation, l’auteur considère que les responsables ayant participé à la conduite de l’exécutif doivent entendre les demandes de reddition des comptes.
Une responsabilité liée à l’exercice du pouvoir
La rupture intervenue avec Bassirou Diomaye Faye a mis fin à la présence de Sonko au gouvernement. En juin 2026, l’ancien Premier ministre avait lui-même expliqué que la séparation avait été discutée auparavant et avait indiqué avoir proposé au chef de l’État de rejoindre la présidence de l’Assemblée nationale, une offre refusée par ce dernier.
Cette séquence est distincte du débat sur le bilan gouvernemental. Elle éclaire toutefois la position actuelle de l’ancien chef du gouvernement, auquel la tribune demande d’assumer les décisions prises lorsqu’il disposait encore de moyens d’action, d’arbitrage et d’orientation.
L’auteur mobilise également la référence à Socrate et à l’exigence de se connaître soi-même pour interroger le rapport de Sonko à son propre bilan politique. La tribune pose enfin la question du recours aux réformes constitutionnelles et de leur place dans l’organisation des pouvoirs de la République.

En voilà un sacré menteur et un vrai fumier qui sort du bois pour pondre des mensonges préfabriqués