La France a fermement rejeté les accusations de Niamey l’accusant d’avoir encouragé des militaires nigériens à se mutiner. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a parlé de « pures fantaisies ».
Interrogé par RFI, il a assuré que Paris n’avait eu ni l’intention ni les moyens de provoquer cette rébellion. Les autorités militaires nigériennes avaient annoncé avoir déjoué, avec l’appui de leurs alliés russes, une mutinerie menée par des soldats dissidents.
Selon Yahoo, les accusations contre la France avaient été relayées par la télévision publique nigérienne, puis reprises dans un communiqué du Conseil des ministres. Niamey affirme que l’attaque aurait été préparée par un vaste réseau de complices dirigé par Paris et dit se réserver la possibilité de saisir la justice internationale.
Le conseil des ministres nigérien a par ailleurs reconnu, pour la première fois, la mort de civils pendant les événements. Le gouvernement a remercié le Mali et le Burkina Faso pour leur soutien. Ces développements interviennent alors que les relations entre les autorités nigériennes et la France restent marquées par des accusations récurrentes contre l’ancienne puissance coloniale.
Le Niger est dirigé par le général Abdourahamane Tiani, arrivé au pouvoir après un putsch en juillet 2023.
