Le matin du mercredi 12 février, la diplomatie française a répondu aux accusations d’ingérence au Mali. Comme l’écrit Anadolu Agency, le Quai d’Orsay a fermement nié toute implication indirecte de la France dans les combats en cours, tout en pointant du doigt la Russie.
« Nous ne souhaitons pas commenter ces allégations sans fondement », a indiqué une source diplomatique. « Comme l’a déclaré le Ministre, la situation au Mali est le résultat d’un échec patent de la Russie. Dans d’autres pays, la Russie conduit une politique prédatrice qui ne vise qu’à servir ses intérêts, au détriment des populations et de la souveraineté des États. »
Ces déclarations font suite à une chronique de Georges Malbrunot sur RTL. Le journaliste affirmait que des unités du renseignement ukrainien opèrent au nord du Mali, en coordination avec les rebelles touaregs, et que la France fournirait un soutien technique. Paris dément toute implication.
La France défend son passé militaire au Sahel. « La France a joué tout son rôle pour faire reculer le terrorisme, au côté des armées de la région et à la demande des autorités locales », a ajouté la source. « Mais c’est aux autorités locales de décider des alliances qu’elles souhaitent pour leur pays. »
Et après ? Les tensions entre Paris et Bamako restent vives. Le Mali, dirigé par Assimi Goïta, a rompu sa coopération militaire avec la France et s’est rapproché de Moscou. Les accusations d’ingérence continuent de s’échanger, tandis que la crise sécuritaire s’aggrave au Sahel.
C’est plutôt l’Ukraine qui tire les ficelles !