Niger : après la mutinerie, Niamey accuse des puissances étrangères sans les nommer

Près d’une semaine après la mutinerie du 29 août à Niamey, les autorités militaires nigériennes mettent en cause des « puissances étrangères » et leurs « valets africains ». Aucun pays n’est désigné dans cette nouvelle accusation.

La mutinerie de Niamey s’inscrit dans une période de transition ouverte depuis la prise de pouvoir des militaires en 2023. Les autorités ont déjà accusé par le passé des acteurs extérieurs, notamment la France et certains pays voisins, de participer aux tensions et aux tentatives de déstabilisation.

Le changement de ton est relevé par Harold Girard, correspondant régional de France 24, cité dans le reportage. Le média leral a également rapporté cette évolution. Selon lui, cette formulation pourrait relever d’une prudence diplomatique ou d’une nouvelle stratégie de communication, sans que les raisons de cette évolution soient établies.

Les autorités nigériennes n’ont pas précisé le déroulement complet des événements, ni l’identité des militaires qui auraient lancé la mutinerie. Des dizaines de soldats avaient toutefois été arrêtés après les affrontements, tandis que les accès à Niamey étaient filtrés par les forces de l’ordre.

Le 4 septembre, le Bénin a rejeté toute implication dans cette tentative de déstabilisation. Un capitaine nigérien présenté sous le nom de Roger Gabriel avait alors accusé le Bénin, la Côte d’Ivoire, la France et le Tchad, des accusations contestées par le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Houngbedji.

Le conseil des ministres nigérien a aussi fait état de civils tués pendant les événements. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a qualifié les accusations visant Paris de « pures fantaisies ».

Harold Girard est présenté comme le correspondant régional de France 24.

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