Le porte-parole de la présidence sénégalaise, Me Abdoulaye Tine, a admis mardi sur RFI que la dissolution de l’Assemblée nationale est un pari risqué pour le président Bassirou Diomaye Faye. Selon la Constitution, le chef de l’État peut dissoudre le Parlement et convoquer des élections anticipées à partir de décembre 2026, mais cette option ouvre une période d’incertitude politique.
Depuis qu’il a limogé le Premier ministre Ousmane Sonko le 22 mai dernier, Diomaye Faye a perdu la majorité de 130 députés sur 165 remportée aux législatives de novembre 2024. Les relations entre les deux hommes s’étaient dégradées depuis juillet 2025, lorsque Sonko avait évoqué un « problème d’autorité », et avaient abouti à une rupture nette. Aujourd’hui, le parti Pastef, dirigé par Sonko, contrôle l’Assemblée avec 132 voix, comme l’a confirmé son élection à la présidence de l’institution en mai 2026.
Le conseiller présidentiel a justifié ses propos en soulignant que de nouvelles élections pourraient renforcer la majorité de Pastef au détriment de la Coalition Diomaye Président, actuellement en cours de restructuration. Il a toutefois tempéré ses déclarations en affirmant que le Sénégal n’est pas encore dans un scénario de crise institutionnelle. « Pour l’instant, on est loin de ce scénario, mais c’est une possibilité juridique. Toutes les options doivent être sur la table », a-t-il rappelé, invoquant le principe de l’arbitrage populaire en démocratie. Les législatives anticipées ne pourraient de toute façon intervenir qu’après décembre 2026, laissant le temps au président de décider.
Les tensions entre l’exécutif et le Parlement ont déjà été pointées par Alioune Tine, fondateur du think-tank Afrikajom Center. Dans un entretien accordé à dakarmatin, il a récemment prévenu que « si les relations entre le Parlement et l’exécutif reposent sur des rapports de force, des relations conflictuelles et tendues, cela constitue un risque pour une gouvernance économique, politique et démocratique sereine ». De son côté, Ousmane Sonko a promis de ne pas bloquer le pays depuis son perchoir, tout en avertissant que l’Assemblée « ne sera pas une chambre d’enregistrement » des actions du gouvernement. L’institution a d’ailleurs initié une proposition de loi, signe de sa volonté de jouer un rôle de contrôle accru.



LI LEUP YENA CI DOUGAL PRÉSIDENT DIOMAYE .
YEN WA COALITION DIOMAYE PRÉSIDENT.
Vous aviez tout fait pour les diviser et tu nous parle de charabia même 2029 vous serez battu inshallah mangez et buvez vous les vomirez tous