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Alioune Tine alerte sur un risque démocratique face aux tensions entre l’exécutif et l’Assemblée

Les relations tendues entre le Parlement et l’exécutif pourraient compromettre la stabilité démocratique au Sénégal. C’est l’avertissement lancé par Alioune Tine, fondateur du think-tank Afrikajom Center, qui voit dans ce rapport de force un obstacle à une gouvernance économique et politique apaisée.

« Si les relations entre le Parlement et l’exécutif reposent sur des rapports de force, des relations conflictuelles et tendues, cela constitue un risque pour une gouvernance économique, politique et démocratique sereine, avec des résultats concrets attendus par les citoyens sénégalais », a déclaré Alioune Tine sur X.

Cette mise en garde intervient alors que l’Assemblée nationale, présidée par Ousmane Sonko depuis son élection avec 132 voix sur 165 en mai 2026, a initié une proposition de loi de réformes constitutionnelles. Le texte a été transmis au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui ne s’est pas encore prononcé.

Depuis la nomination d’un gouvernement sans le Pastef le 1er juin 2026, les tensions se sont accrues entre l’exécutif et la majorité parlementaire. Plusieurs figures du parti d’Ousmane Sonko ont été exclues de ministères stratégiques comme l’Intérieur, la Justice ou le Pétrole, renforçant l’hostilité entre les deux institutions. Senegal7 a rapporté que des sources proches du palais évoquent une possible médiation.

Le journaliste Madiambal Diagne avait déjà listé en mai cinq actes possibles de la majorité PASTEF, dont la suppression du pouvoir de dissolution de l’Assemblée par le président et la limitation des motions de censure. Alioune Tine avait également appelé à une mobilisation pacifique face à ce qu’il qualifie de « guérilla » parlementaire.

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Un commentaire

  1. Pourquoi TONTON TINE N’A PAS PARLÉ SUR LA DETTE CACHÉE ET CE QU’A DIT HIER GUEMAYEL DE FMI?

    La polémique autour de la « dette cachée » du Sénégal continue d’alimenter le débat public, notamment après la sortie de l’ancien président de la Cour des comptes, Mamadou Faye, qui affirme qu’aucune mention de « dette cachée » ne figure dans le rapport de l’institution, dont la publication est attendue prochainement. Pourtant, le FMI a confirmé une sous-déclaration d’environ 5 milliards de dollars de dette entre 2019 et 2024. Si le constat d’une sous-évaluation du stock de la dette semble désormais établi, la question des responsabilités demeure entière. Et, avec elle, le débat politique, économique et judiciaire qui continue de diviser l’opinion.

    Le passage de Edouard Gemayel, chef de mission du FMI, à TV5MONDE, résume la position du FMI à l’issue de sa mission de mars 2025.

    Le FMI a estimé qu’environ 5 milliards de dollars de dette n’avaient pas été correctement déclarés entre 2019 et 2024. Selon le chef de mission du FMI, Édouard Gemayel, il y a eu une « décision consciente de sous-estimer le stock de la dette », ce qui aurait permis au Sénégal d’afficher un niveau d’endettement plus faible et d’emprunter à des conditions plus avantageuses.

    Cette conclusion allait dans le même sens que les constatations de la Cour des comptes. À la suite de ces révélations, le programme du Fonds monétaire international de 1,8 milliard d’euros avait été suspendu, dans l’attente de mesures correctives et d’un rétablissement de la fiabilité des finances publiques.

    C’est pourquoi, dans le débat actuel au Sénégal, il est important de distinguer deux questions :
    L’existence d’une sous-déclaration de la dette. Le FMI a confirmé qu’il y avait bien eu une sous-évaluation du stock de la dette et a repris ce constat dans ses échanges avec les autorités sénégalaises.

    Les responsabilités individuelles ou pénales : le FMI ne désigne pas les personnes qui seraient juridiquement responsables. Cette

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