Au Fonds d’entretien routier autonome (FERA), ce sont 26 000 postes qui ont été supprimés. À la Couverture maladie universelle (CMU), 1 300. Le Port autonome de Dakar en a perdu 800. Au total, ce sont 30 633 emplois détruits dans une trentaine de structures publiques et parapubliques sénégalaises.
Ces chiffres figurent dans la liste annexée à une question écrite adressée le 10 août 2026 par le député Mbaye Dione au ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté. Le parlementaire y interpelle le gouvernement sur des « licenciements massifs » qu’il qualifie de « perçus comme abusifs ».
Parmi les entités citées, on trouve également l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX), la société de transport Dakar Dem Dikk, le Grand Théâtre, la LONASE, le FONGIP, ou encore La Poste et la Direction de l’Emploi. La liste égrène des pertes allant de 328 emplois à l’Université du Sine Saloum à 28 à la Caisse des dépôts et consignations.
Dans sa correspondance, Mbaye Dione demande d’abord « quelles mesures concrètes et immédiates » sont envisagées pour la réintégration des travailleurs qu’il estime injustement licenciés. Il réclame aussi des précisions sur les salaires impayés : le nombre exact de travailleurs concernés, le montant global des arriérés et un « calendrier précis et contraignant » pour leur règlement.
Le député s’inquiète également des indemnisations. Il souhaite savoir quelles dispositions ont été prises pour que chaque personne licenciée perçoive sans délai les indemnités légales et, le cas échéant, des dommages et intérêts pour préjudices moral et matériel. Enfin, il plaide pour des mesures d’urgence sociales : cellule de soutien psychosocial, programmes de reconversion et aide à la création d’entreprise.
Cette interpellation survient alors que, le 29 juillet dernier, la Société nationale des habitations à loyer modéré (SNHLM) a officiellement réintégré neuf cadres précédemment licenciés, sur instruction de l’autorité de tutelle. Une décision intervenue après une semaine de tensions et de contestations syndicales.
Les 30 633 emplois perdus au Sénégal, selon le décompte annexé par le député, font du FERA la structure la plus touchée, avec 26 000 postes supprimés. Le reste se répartit entre des dizaines d’organismes. Dakaractu a rapporté l’intégralité de cette question écrite dans son édition du jour.
