375,1 milliards de francs CFA. C’est le montant de la masse salariale de l’État sénégalais au 31 mars 2026, en hausse de 5,1 % sur un an. Pour assainir ce poste de dépense, le gouvernement a lancé un audit biométrique de tous ses agents, une opération qui court jusqu’au 31 juillet 2026.
Piloté par le ministre de la Fonction publique, Mamadou Lamine Dianté, ce contrôle vise à identifier les doublons, corriger les irrégularités et disposer d’un fichier fiable des 195 144 fonctionnaires. Des équipes sillonnent le pays pour vérifier chaque agent, y compris les militaires, paramilitaires et magistrats.
Des leçons venues du Nigeria et du Gabon
Avant le Sénégal, plusieurs pays africains se sont attaqués aux travailleurs fictifs. Au Nigeria, un audit fédéral a permis de radier 23 846 agents fantômes, générant 1,7 million de dollars d’économies mensuelles. Dans l’État de Katsina, 3 488 fonctionnaires non qualifiés ont été exclus, pour une épargne de 328 000 dollars par mois.
L’expérience gabonaise, elle, alerte sur les défaillances. En mars 2026, les autorités ont découvert 1 756 agents en abandon de poste qui continuaient de toucher leur salaire, un préjudice dépassant 8 milliards FCFA. Des agents cumulaient plusieurs matricules de solde, forçant Libreville à renforcer son système d’identification.
En République démocratique du Congo, le FMI table sur une masse salariale de près de 4 milliards de dollars en 2025, soit 4,8 % du PIB. Pour rester sous la barre des 5 % recommandés, Kinshasa prépare un recensement biométrique de ses agents publics.
Ces exemples éclairent les enjeux pour Dakar. D’autant que le Sénégal a déjà investi le terrain biométrique : en avril 2026, Interpol et la Commission de protection des données personnelles ont formé des experts des forces de défense et de sécurité au traitement de ces données dans le cadre du projet « IDENTITY ».
Le ministère des Finances, qui a fourni ces chiffres à Agenceecofin, rappelle que l’éducation absorbe à elle seule 58,2 % des rémunérations des fonctionnaires.


Monsieur le Ministre, ne laissez pas l’actualité politique actuelle faire reléguer aux calendes Grecs les Projets lois portant Code du Travail et de Sécurité Sociale. Ce serait un
Un grand Coup porté aux effets positifs de ces projets envers les assurés sociaux. Et un heureux coup de pouce aux forces Syndicales de la Mal Gouvernance plus PCA sombres des institutions sociales. Revenez à la charge Mr le Ministre, faut pas que les députés consacrent toute leur énergie à la Politique Politicienne. D’autant qu’un référendum est possible.