Mali : le FLA libère six soldats, dont certains blessés, avec l’intermédiaire du CICR

Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a remis six soldats maliens blessés au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dimanche 16 août au Mali. Cette libération intervient trois jours après celle de 82 militaires maliens détenus par le FLA et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.

Le CICR a organisé leur transfert depuis le centre de santé de référence de Kidal, dans le nord du pays, vers l’hôpital de Gao. L’identité des personnes transportées n’a pas été communiquée. Une source administrative malienne à Gao a confirmé la libération de six militaires, dont certains étaient blessés.

Le CICR comme intermédiaire neutre

Comme l’indiquent Africaradio, La Croix-Rouge et le CICR, l’opération s’est déroulée dans le cadre d’un rôle d’intermédiaire neutre. Des garanties de sécurité avaient été obtenues auprès de toutes les parties au conflit. Le FLA affirme que les soldats ont été remis conformément au droit international humanitaire et aux principes de dignité humaine.

Selon le mouvement indépendantiste touareg, les six militaires ont été évacués par hélicoptère de Kidal vers Gao. L’opération prolonge celle annoncée le 13 août, lorsque 82 militaires maliens ont été libérés après avoir été détenus par le JNIM et le FLA. Le FLA a présenté cette remise comme une opération strictement humanitaire.

Ces libérations interviennent après une série de combats particulièrement lourds pour l’armée malienne. Lors d’une embuscade menée près d’Anéfis les 18 et 19 juillet contre un convoi quittant la localité pour Gao, plus de 50 soldats ont été tués et au moins 24 faits prisonniers. Des paramilitaires russes d’Africa Corps se trouvaient déjà à Gao au moment de l’attaque.

Le FLA et le JNIM avaient repris l’offensive au début du mois de juillet à travers des attaques coordonnées, notamment à Anéfis. Des militaires maliens avaient été capturés lors de ces combats et les hélicoptères n’avaient pas pu évacuer les blessés en raison de l’insécurité. La succession des combats et des opérations de détention met ainsi la junte sous pression, alors que les autorités peinent à sécuriser les axes reliant les principales villes du nord.

Le conflit se poursuit dans cette région, où les autorités militaires peinent à reprendre le contrôle de plusieurs zones. Le pays connaît depuis 2012 une crise mêlant insurrections jihadistes, mouvements indépendantistes touareg et violences de groupes criminels.

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