L’armée malienne et les forces russes de l’Africa Corps ont repris, jeudi soir, le contrôle de la ville d’Anéfis, dans le nord du Mali. Des renforts venus de Gao, appuyés par un soutien aérien, sont parvenus à rejoindre la localité malgré les attaques menées en chemin, rapporte l’Agence France-Presse (AFP) citant une source militaire malienne, information confirmée par Africaradio.
Cette reprise intervient après des combats intenses. Le week-end précédent, une coalition formée par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) avait lancé des attaques dans cinq localités, s’emparant d’Anéfis. Des militaires maliens avaient été faits prisonniers par les rebelles.
Un retrait présenté comme stratégique
Le porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a confirmé le retrait des combattants indépendantistes. Il le justifie par la volonté d’« éviter des pertes parmi les civils ». Il assure cependant que l’essentiel des forces ayant repris Anéfis était constitué de combattants russes de l’Africa Corps, appuyés par l’armée malienne et des milices locales.
Située à une centaine de kilomètres de Kidal, sur la route nationale 18, Anéfis revêt une importance stratégique car elle commande l’accès à cette ville reconquise par les groupes armés en avril 2025. Début juillet, les rebelles avaient pris le contrôle de la localité, tandis que les FAMa et leurs alliés russes restaient retranchés dans le camp militaire. Des hélicoptères dépêchés pour évacuer les blessés n’avaient pu se poser en raison de l’insécurité.
Le FLA revendique également la mort d’un colonel de l’armée malienne lors des affrontements des derniers jours.
