Le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga a confirmé la solidité des relations Mali-Algérie, assurant qu’il n’existait « aucune rupture diplomatique » entre les deux pays.
Lors d’une déclaration à Bamako, il a reconnu les divergences des derniers mois mais a salué une « convergence totale de vues » entre le président de la transition malienne, le général Assimi Goïta, et le président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Cette convergence, selon le chef du gouvernement malien, repose sur le respect de la souveraineté des États et la non-ingérence. Il a aussi souligné la volonté commune de parvenir à une région « pacifiée » et « sécurisée », libérée du terrorisme et de toute « prétention hégémonique ».
Ces propos interviennent dans un contexte de réchauffement progressif. Le 10 juillet dernier, Bamako avait annoncé le retour de son ambassadeur à Alger et la réouverture de son espace aérien aux vols algériens, un geste fort pour relancer la coopération.
Dimanche, le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb a invité Abdoulaye Maïga à une visite de travail en Algérie, au cours d’un entretien téléphonique tenu sur instruction du président Tebboune, d’après un communiqué de ses services.
Selon le média Koaci, l’entretien téléphonique entre les deux Premiers ministres s’est tenu le dimanche 9 août 2026, a-t-on appris à Bamako.
