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Maïmouna Yade: « L’Apr sans une jeunesse réactive est-il réellement un parti? »

« A l’Apr, les compétents sont maudits« , regrette Maïmouna Yade. A l’heure où la coalition Bby s’apprête à aller vers des élections présidentielles cruciales en 2019, cette membre de la Cojer nationale considère, à travers une note parvenue à Senego, que leur parti « agonise et semble sacrifié, en pleine lune, les efforts innombrables de ses vaillants militants« .

Au lendemain des élections législatives, les nominations opérées par le chef de l’Etat ont fait l’objet de frustrations, de la part de certains « apéristes ». Ce qui avait occasionné la démission de la patronne de la Cojer, Thérèse Faye Diouf. La jeunesse de l’Alliance pour la République se sent lésée par leur leader et ne savent plus à quel Saint se vouer au point d’interpeller le président Macky Sall. 

« La réalité politique actuelle qui sévit à l’Apr nous met devant le fait accompli, elle nous pousse avec amertume à nous interroger sur le pourquoi de ce silence de mort dans notre parti. Oui, une structuration officielle n’a jamais fait mal à notre alliance, mais le soubassement d’une telle force était basé sur une éthique et une déontologie qui guidaient au quotidien l’engagement et le militantisme de chaque membre. Les faits deviennent tout autre, l’espoir tarit peu à peu, les contestations insoutenables« , selon toujours Maïmouna Yade.

Convaincu que l’Apr, leur parti, « va mal, terriblement mal« , elle considère qu’il faut « sculpter de plus près la situation chaotique des structures des jeunes et celle des cadres du parti pour mesurer le degré saillant d’une telle désolation qu’on n’arrive toujours pas à situer« .

L »‘apériste » de poursuivre: « Il a fallu que la jeunesse se dresse contre ces personnes qui ont cru faire de la structure des étudiants et celle des jeunes une propriété privée pour que les concernées au plus haut niveau acceptent de se prononcer. Incroyable mais vrai ! Un parti au pouvoir qui jure de ne pas s’inquiéter de sa jeunesse au motif encore inconnu, devrait pousser chaque militant à s’interroger sur le devenir de cette formation politique. Les décisions et agissements çà et la depuis quelques temps n’honorent ni la jeunesse du Parti ni le Parti lui-même« .

« Un parti politique sans une jeunesse debout et réactive est-il réellement un parti ?« , se demande Maïmouna Yade qui persiste: « En toute responsabilité, nous osons dire qu’une réponse affirmative ne serait qu’hypocrisie et saupoudrage. Notre détermination et notre dévouement à notre leader reste certes intactes, mais nos craintes grandissent au jour le jour, nos inquiétudes demeurent pérennes. On ne saurait expliquer la situation peu commode que vit la jeunesse républicaine, est ce une volonté manifeste du parti ? Ou somme nous simplement considérés comme une roue secondaire ?« 

Les regrets n’en finissent pas. Ces jeunes « apéristes » se désolent que certaines structures ne soient plus fonctionnelles comme il se doit: « La structure des étudiants essaie de supporter la risée du campus, le Meer ne tient plus la chandelle, la meute intelligente se vide, ils ont capitulé depuis et ont cessé de s’apitoyer sur leur sort« .

« La Cojer, qui n’existe apparemment plus, se fruste, et encore, de manière maladroite et honteuse, elle essaie de recoller les débris d’une structure qui a été à la base d’une haine collective des jeunes du Parti. Fais toi appeler cadre dans l’Apr, ton QI d’intelligence sera bafouée et tu vas te retrouver à un niveau du bachelier qui ne connaît pas encore quelle filière suivre. Les cadres font pitié, ils n’ont malheureusement pas la force de la jeunesse presque à terre« , se désole-t-elle.

Sur ce, elle trouve déplorable le « manque de générosité des responsables du Parti« , car, d’après elle, « un jeune qui profile à l’horizon ses ambitions en faisant montre sa compétence et ses attributs n’attendra pas le mois complet pour se faire dénuer de son peu de ‘privilèges (poste, subventions)’« .

« Les postes et les nominations vont bon train pourtant, mais ils ne sont réservés qu’à une secte au lobbying féroce ou à celui qui n’a que faire de l’engagement politique, sa seule force, c’est sa non lucidité. Oui, quand on est pas lucide, bonjours les dégâts. On a traité une partie de la jeunesse qui s’est battu pour libérer la Cojer, de jeunes prétentieux, indisciplinés, j’en passe. Hé oui, l’avenir a fini par nous faire face à des responsables bien plus prétentieux, à la démission légère, à la langue bien pendue faisant fi d’une indiscipline notoire et qui, malgré tout, ont été reconduits doucement et judicieusement à leur poste sans sons ni trompettes« , dénonce-t-elle.

« Les jeunes de 2008 sont devenus les écartés de 2017, les adversaires d’hier, les faiseurs de roi. Ayez un peu de compétence dans notre parti, et de surcroît soyez jeune, vous serez alors sur le collimateur de ces hauts responsables qui jouent malheureusement à faire perdre le parti. Ces responsables qui, pour des lobbyings immorales, ont préféré soutenir des personnes malsaines, incompétentes, illogiques et infestes de mauvaise foi. Ces pratiques doivent cesser car cela ne profitera jamais au parti« , conclut Maïmouna Yade.

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