Le Sénégal explore l’option du nucléaire civil avec l’appui technique de l’AIEA

Après avoir misé sur le gaz naturel offshore et les énergies renouvelables, le Sénégal explore l’option du nucléaire civil pour diversifier sa production électrique. Cette démarche vise à renforcer la souveraineté énergétique du pays, alors que la demande progresse et que les hydrocarbures récemment exploités ne suffiront pas à couvrir les besoins de long terme.

Le nucléaire civil au Sénégal doit compléter le solaire et l’éolien, dont la production reste intermittente. Les autorités cherchent aussi à réduire la dépendance aux importations d’hydrocarbures raffinés et à contenir le coût du kilowattheure. En mars 2026, le ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, avait souligné, lors d’une rencontre internationale consacrée aux réseaux électriques à Dakar, la nécessité de domestiquer les connaissances.

L’Agence internationale de l’énergie atomique accompagne cette phase préparatoire. Selon Africtelegraph et Dakaractu, les échanges portent notamment sur les prochaines étapes du projet. Le parcours de l’AIEA est organisé en trois phases et couvre 19 domaines, dont la sûreté, la radioprotection, la gestion des déchets, le droit, la formation et l’organisation du régulateur.

Le Sénégal devra notamment mettre en place une autorité de sûreté indépendante avant toute exploitation d’un réacteur civil. Plusieurs ingénieurs sénégalais ont déjà été formés à l’étranger dans les disciplines nucléaires, tandis que le pays possède une expérience dans les usages non énergétiques du nucléaire, en médecine, en agriculture et en hydrologie.

Le financement constitue un autre défi. Un réacteur conventionnel demande plusieurs milliards de dollars, tandis que les petits réacteurs modulaires restent une technologie émergente. Dakar devra arbitrer entre le coût, la maturité technique et le choix d’un fournisseur provenant notamment de Russie, de Chine, de Corée du Sud, de France ou des États-Unis.

Les obstacles concernent aussi l’acceptabilité sociale, la gestion des déchets, la solidité du réseau de transport et la capacité à intégrer un réacteur de plusieurs centaines de mégawatts. Les Émirats arabes unis ont mis près de quinze ans entre la décision de recourir au nucléaire et la mise en service du premier réacteur de la centrale de Barakah.

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2 commentaires

  1. Se serait plus juste et plus logique et plus rentable d’explorer le solaire….
    Qu’est-ce qui vous arrive ?

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